A la 12e conférence nationale de l’Union pour la démocratie et le développement (UDD), tenu samedi 22 décembre 2018 à Bamako, Tiéman Hubert Coulibaly, soutien indéfectible du président IBK, a demandé à la classe politique de se ressaisir et d’aller vers un dialogue sincère et sans « intermédiaire ».

« Le Mali souffre de nos egos. Nous devons relever le challenge. Il est inadmissible qu’on ne parvienne à une solution pérenne », a déclare l’ancien ministre des Affaires étrangères.  « Nous ne pouvons pas éviter la révision constitutionnelle et le découpage administratif. Il y a une nécessité de relire notre Constitution de 1992 et le découpage administratif », a-t-il ajouté.

A l’ouverture des travaux, M. Coulibaly a rappelé la crise qui mine le pays depuis 2012 et la bataille épique pour redresser la barre avec l’aide de la communauté internationale. Du coup d’Etat du 22 mars, en passant par l’occupation d’un tiers du territoire par les djihadistes, le président de l’UDD a revenu sur tous les faits saillants ayant ébranlé la République durant ces sept dernières années.  Et d’ajouter qu’aujourd’hui, il est grand temps qu’un dialogue direct s’installe entre la classe politique.

« Si nos partis devaient faire face à leur responsabilité historique, il faudrait formuler une offre qui permettra d’envisager l’avenir du Mali et définir les critères selon lesquels nous devons travailler pour le bien-être du Mali. IBK ne saurait être engagé dans d’autres choses que la réussite de son dernier mandat présidentielle », a-t-il souligné.

« Nous avons un devoir de préserver le Mali, une nécessité pour la survie de la vertu du dialogue, un dialogue sans intermédiaire », a déclaré M. Coulibaly. Et de poursuivre qu’il est nécessaire que la classe politique ne faille pas à sa responsabilité devant l’histoire.

« La nécessité du dialogue, l’évolution de la Constitution, la réorganisation territoriale, la mise en œuvre de l’accord de paix, entre autres », sont les observations du président du parti de la « Colombe blanche ».

Avant la conférence qui, faut-il le rappeler, est l’instance suprême du parti avant le congrès, le président Tiéman Hubert Coulibaly avait rencontré ses élus communaux. Occasion pour lui d’échanger avec ceux-ci qui, selon lui, sont la cheville ouvrière de la démocratie mais aussi de leur formation politique. Cette rencontre a enregistré la présence du 1er vice-président du parti, du secrétaire général, Abdoulaye Koné, etc.

A l’ouverture de la 12e conférence, il y avait les représentants des partis amis de l’UDD comme Me Baber Gano et Youba Baby du RPM, Samuel Diarra de l’URD, Mamadou Doumbia de l’Adéma, Modibo Soumaré de l’UFR et Modibo Sidibé des Fare.

La rédaction

30minutes.net

22 décembre 2018

LAISSER UN COMMENTAIRE

Votre commentaires s'il vous plaît
Votre Nom s'il vous plaît