Faute d’entente avec le gouvernement sur les points de revendications, l’Union nationale des travailleurs du Mali a entamé hier une grève de 72 h. Selon le secrétaire général de l’UNTM, la grève est globalement observée dans l’ensemble à l’exception de certains services dans la ville de Bamako.

A la suite des négociations entre la partie gouvernementale et les syndicats, il n’y a pas eu de suite favorable. Partant de ce constat amer, la centrale syndicale a décidé de maintenir son mot d’ordre de grève de 72 h allant du 9 au 11 janvier 2019.

La grève a commencé  mercredi à zéro heure. La satisfaction du secrétaire général de l’UNTM est totale car, selon lui, le mot d’ordre est respecté par la majorité des travailleurs. « Nous n’avons pas encore fini de faire le tour d’horizon de l’ensemble des structures et services concernés affiliés à l’UNTM. Nous avons reçu des messages venant de nos militants de l’intérieur que tout se passe bien. La grève est observée à 100 % dans la plupart des cas. Il se trouve qu’il y a certains services affiliés à l’UNTM qui depuis le départ ont fait savoir qu’ils ne vont pas accepter d’aller en grève. Et nous avons compris c’était tout simplement des manipulations des gens qui ont été  utilisés pour d’autres fins », dit-il.

A en croire Katilé,  le souhait  de ses détracteurs n’a pas été exaucé, car la grève a été suivie par la majorité des militants. « Nous sommes en train de suivre. Dès qu’on va apprendre qu’il y a un agent quelconque touché parce qu’il a observé le droit de grève, nous allons réagir. On n’a pas fini de faire les évaluations pour l’instant. Nous allons tenir une réunion du bureau exécutif pour qu’au niveau de chaque syndicat national on puisse faire l’état, mais à l’heure, la grève est largement suivie tant au niveau de Bamako ici qu’à l’intérieur du pays ».

Selon lui, tous les 13 syndicats nationaux affiliés à l’UNTM ont suivi la grève. « Mais à l’intérieur de certains syndicats, notamment au sein du Syntade, certains militants ont voulu faire des déclarations pour saboter la grève. C’est à Bamako seulement que la grève n’a pas été

respecté 100 % dans les services comme l’administration générale, le Fafpa, l’Apej, la direction nationale de travail et non à l’intérieur ».

S’agissant des agissements de Khefing Kanté, le secrétaire général de l’UNTM a déploré l’attitude du ministre du Travail, de la Fonction publique, chargé des Relations avec les institutions de recevoir un militant sanctionné de toutes les instances du Syntade. Selon lui,

l’Etat est  dans sa logique de diviser pour mieux régner.

Y. Doumbia

L’Indicateur du Renouveau du 10 janvier 2019

Encadré : Les raisons de la colère

Les 12 points de revendications de l’UNTM sont : l’extinction du protocole d’accord de 2014 : des droits des compressés, des partants volontaires à la retraite, des syndicalistes lésés ; l’intégration des contractuels dans la fonction publique ; la relecture des conventions collectives minières ;  l’extinction du dossier de l’UMPP ; la transposition de la valeur indiciaire de 2014 en termes de pourcentage d’augmentation de salaire dans le secteur privé ; l’amélioration des grilles salariales appliquées dans le secteur privé conformément aux pourcentages obtenus dans la nouvelle grille des fonctionnaires…

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