La 4e Conférence nationale de la Convergence pour le développement du Mali (Codem) s’est tenue le samedi 23 mars 2019 à la Maison des Ainés de Bamako. L’ouverture de la rencontre a été marquée par des propositions de pistes de solutions et des recommandations fortes pour une sortie définitive des multiples crises que le Mali a connaît depuis quelques années. 

Présidée par le président du parti, Housseini Amion Guindo dit Poulo, cette assise a été l’occasion pour les délégués venus de l’intérieur du Mali et ceux de la diaspora de procéder à une analyse approfondie du parcours de la Codem lors de l’élection présidentielle de 2018. Aussi, elle a permis aux participants de proposer des pistes de solutions pour une sortie définitive de crises. Il n’a pas oublié de formuler des recommandations à l’endroit du président de la République, Ibrahim Boubacar Keita.

Selon son président, Poulo, ancien ministre à maintes reprises, sous le premier mandant du président IBK, ces réflexions permettront à la République du Mali de se doter de règles et de mécanismes plus adaptés et plus opérationnels au niveau de la compétition démocratique que du point de vue des institutions.

Ainsi, le parti Quenouille propose des pistes de solution d’urgence qui s’articule autour de trois points essentiels. Il s’agit notamment un message d’urgence du Chef de l’Etat à la nation, la tenue des législatives dans les délais avant toutes autres élections et l’organisation d’un dialogue national inclusif qui conduira aux reformes sans aucune précipitions. 

Le premier point, selon le chef du parti, il revient au chef d’Etat en tant que garant de la constitution et de la cohésion sociale, d’édifier le peuple sur les grandes orientations qu’il entend donner à la République pour répondre à leurs aspirations légitimes. « Au sujet du retour à l’ordre constitutionnel, notre parti dont le combat au sein de la COFOP s’inscrit dans ce cadre, est intransigeant à ce niveau. Le retour à l’Assemblée nationale légitime et légale est la condition indispensable pour aller à des reformes incontestables. L’organisation des élections législatives dans le délai avant tout autre scrutin apparait à nos yeux comme la seule alternative pour corriger rapidement la prorogation anticonstitutionnelle du mandat des députés, qui du reste doit être constitutionnel », a déclaré le président de la Codem, ajoutant, qu’en ce qui concerne le dialogue national, il doit être la suite logique des deux premiers points. « Nous pensons qu’il doit être inclusif pour permettre à tous les Maliens de proposer des pistes de sortie de crise », a souligné M. Guindo. 

Après avoir salué le courage et l’engagement des militants et sympathisants de la Codem et de ses alliés des partis-unis pour la République (Pur), Fousseini A. Guindo, candidat malheureux au premier tour de la présidentielle de 2018, se dit fier d’être arrivé cinquième dans l’échiquier politique national avec 3,89% sur 27 candidats. « Cette élection présidentielle de juillet 2018 s’est déroulée dans des conditions particulièrement difficiles au regard du manque de temps dans sa préparation. Car, il m’a fallu me décharger de la fonction gouvernementale seulement trois mois avant l’échéance. Cette période assez réduite jumelée avec les conditions sécuritaires précaires au plan national a été un handicap pour mener campagne », a rappelé le candidat de la Codem en 2018. 

Sous le premier mandat du président de la République, Ibrahim Boubacar Keita, Fousseini Amion Guindo a été respectivement ministre des Sports puis de l’Education nationale du Mali dont il a démissionné à moins de trois mois pour aller à la conquête de Koulouba en 2018. Peine perdue, il sort dès le premier tour de l’élection présidentielle du mois de juillet dernier. 

Hamissa Konaté 

30minutes.net 

24 mars 2019

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