Les revendications pour la réhabilitation des axes routiers régionaux deviennent de plus en plus le chou gras des doléances des jeunes du Mali. Après ceux de Kayes, les jeunes de Tombouctou aussi sont rentrés dans la danse. Pour cerner les raisons et la suite du blocus des axes reliant Tombouctou aux régions et l’aéroport, voici l’interview que nous a accordée le porte-parole du Collectif « Tombouctou réclame ses droits ».

Mali Tribune : Bonjour Monsieur. Pouvez-vous, vous présentez à nos lecteurs, s’il vous plait.

Souleymane Alkamiss : Je me nomme Souleymane Alkamiss. Je suis le porte-parole du Collectif « Tombouctou réclame ses droits ».

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Mali Tribune : Comment votre collectif a vu le jour ? 

S. A. : Ce collectif est parti de la mauvaise communication du Premier ministre Boubou Cissé. Quand il y’a eu les hostilités dans la région de Kayes par rapport à la réhabilitation de la route Bamako-Kayes. Boubou a fait la mauvaise communication pour demander à l’entreprise qui était sur la route Kabara-Léré, Niafounké, Tombouctou de pilier bagage pour aller faire la route de Kayes. C’est ce qui a frustré la population et les jeunes de Tombouctou. C’est là où viennent les revendications : A quand le redémarrage des travaux de la route Kabara-Léré-Niafounké-Tombouctou, un plan de sécurisation pour la région de Tombouctou et des excuses officielles auprès des populations ?

Mali Tribune : Vous avez déjà bloqué l’aéroport et toutes les routes. Comme Kayes, des négociations ont été entamées par l’exécutif. Où en sommes-nous avec les négociations.

S. A. : Avant-hier, une délégation du gouvernement a été sur le terrain et qui a signé un protocole d’accord avec le Collectif « Tombouctou réclame ses droits ». Un protocole d’accord, où il y a eu deux engagements et des doléances. En ce qui concerne les engagements, une date butoir a été donnée pour le 25 novembre 2019, et la reprise des travaux Kabara-Toumbouctou, le bitumage de la route de Kabara et le deuxième fut le plan de sécurisation de la région de Tombouctou. Il a été promis que ces engagements seront inscrits dans la Déclaration de politique générale qui se fera bientôt par le Premier ministre. Un plan de sécurisation sera donné. Les autres questions des doléances qu’on avait demandé d’inclure dans ce protocole d’accord. Il s’agit d’augmenter la subvention par rapport au petit bateau qui quitte Mopti pour Tombouctou, remonter la subvention sur le vol commercial qui vient de démarrer entre Tombouctou-Bamako, la reprise de la route Tombouctou-Taoudéni. Voici quelques doléances qu’on avait demandées auprès du gouvernement et aussi de renforcer le plateau technique de l’hôpital régional de Tombouctou. Ce sont des choses sur lesquelles nous nous sommes quittés et nous espérons que le gouvernement va respecter ses engagements.

Mali Tribune : Et le gouvernement ne respecte pas ses engagements, quelles sont les actions que vous envisagez ?

A. S. : Vous savez, si l’Etat ne respecte pas ses engagements, les hostilités vont s’ouvrir encore. C’est là où nous ne voulons pas arriver. Nous voulons que le gouvernement respecte ses engagements pour éviter d’autres problèmes qui peuvent handicaper l’Etat du Mali dans son fonctionnement.

Propos recueillis par

Koureichy Cissé

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