Le Coordinateur des mouvements, associations et sympathisants de l’imam Mahamoud Dicko était invité sur le plateau « Djo kono«  de Moussa Timbiné sur la radio Djoliba FM, le mardi 10 septembre 2019. Il était question de commenter la création de la Cmas.

Issa Kaou Djim a d’abord indiqué que la Cmas n’est pas un parti politique à la course pour le pouvoir et n’est ni de l’opposition ou de la majorité. « Notre mouvement est politique pour la bonne gouvernance et la bonne gestion du pays », a indiqué M. Djim tout en affirmant « je ne suis ni un opposant, ni un partisan du pouvoir ».

Il a précisé qu’il sera impossible de dissocier la politique de la religion. Selon lui, le Mali est à 99 % musulman et que c’est impossible de gouverner un pays musulman sans l’avis des guides religieux. Ce qui justifie l’implication du guide Imam Dicko dans la sphère politique tout en respectant la laïcité. A en croire M. Djim, la Cmas n’est pas un mouvement polico-religieux malgré qu’elle soit sous l’égide de l’Imam Dicko. « Notre foi, notre dignité pour défendre la Patrie », tel est la devise de la Cmas. « Nous sommes un mouvement qui soutient toutes les  bonnes initiatives dans la gestion publique du pays et dénonce la mauvaise gouvernance », a affirmé le coordinateur Issa Kaou Djim.

Désormais, promet M. Djim, la Cmas sera un bloc contre les mauvaises initiatives dans le respect des principes démocratiques et les institutions de la République. « L’imam Dicko et le Cherif de Nioro se sont unis pour lutter contre le projet de code de la famille sous le régime ATT. Dans la même dynamique, ils ont soutenu la candidature d’IBK. Quatre ans après sa réélection, rien n’a été fait de concret au Mali. Donc nous avons décidé de nous désolidariser de lui lors de l’élection 2018 », a expliqué Issa Kaou Djim.

Vers la fin du débat, Issa Kaou Djim a taxé le régime IBK de tous les échecs. Pour lui, le pouvoir se sert du terrorisme comme prétexte pour justifier son « incapacité ». Pour la sortie définitive de la crise, le coordinateur de la Cmas propose une assemblée constituante pour donner une légitimité au président IBK afin de bien gérer le pays. « Nous sommes pour le Dialogue, mais le bon », a-t-il précisé.

Koureichy Cissé

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