Pour une meilleure organisation du pèlerinage-2019, le gouvernement a lancé la campagne lundi dernier à la Maison du Hajj, six mois avant le départ des premiers pèlerins pour La Mecque. Ceci pour leur permettre de mieux se préparer à bien accomplir les rites du 5e pilier de l’islam.
« Accomplir le Hajj est une immense faveur accordée par Allah. Le pèlerinage, petit ou grand, n’est pas simplement un voyage du corps, mais il est avant tout un voyage du cœur. Un voyage pour changer, pour évoluer, pour progresser, pour se réformer. Il n’y a pas que le côté purement matériel, mais le pèlerin doit préparer son cœur à accomplir le plus grand des voyages ».
Fort de ce principe, les autorités maliennes, à travers le ministère des Affaires religieuses et du Culte (Marc), ont lancé le lundi 11 février 2019, la campagne du Hajj-2019, soit un gain temporel de 40 jours. Grâce à cette stratégie, les autorités entendent faciliter le processus d’inscription aux candidats mais aussi mieux les préparer avant le jour « J ».
« Partir à La Mecque est une immense chance pour tout musulman. Donc, il doit bien se préparer. Cela passe par l’acquisition des documents administratifs, mais aussi par la purification de son intention, la prise de conscience de ce que l’on va accomplir, l’apprentissage des rites et leur histoire, les invocations. Il s’agit aussi de faire son bilan de santé avant de partir, définir des objectifs après le retour, rédiger son testament et pardonner », rappelle un imam de Dioïla, Ibrahim Traoré. D’où sa satisfaction pour ce démarrage à l’avance.
Il ajoute : « Beaucoup de nos parents aiment faire la surprise à ceux qu’ils veulent envoyer à La Mecque, mais cela n’est pas bon. Aujourd’hui, il faut se préparer au voyage et aux rites. Le pèlerinage s’apprend et on doit être bien formé avant d’y aller. Cela prend du temps et si on peut s’inscrire tôt, on aura l’avantage de faire les documents administratifs à temps sans dérangement ».
Guichet unique : une aubaine pour les candidats
Une semaine après le lancement, il y a peu d’affluence à la Maison du Hajj. Jeudi dernier, le Guichet unique, mis à la disposition des pèlerins pour faciliter le processus d’inscription est opérationnel, mais il ne connaissait pas l’affluence attendue. « Pour l’heure, les candidats arrivent un à un. Souvent toute la journée, nous n’avons que deux inscriptions et quelques demandes d’informations », explique Mariam Sidibé, chargée de l’inscription à la filière gouvernementale.
Elle estime que cela est imputable à la situation financière, mais aussi à la volonté de certains soutiens des pèlerins. « Les gens qui envoient leurs parents au pèlerinage attendent souvent la dernière minute pour les inscrire à cause du manque de fonds ou pour la surprise », avance-t-elle.
Elle annonce néanmoins les nombreuses innovations apportées par la direction de la Maison du Hajj. « Notre rôle ici, c’est d’accueillir les candidats, les enregistrer et les envoyer à la visite médicale puis au payement de l’argent pour le voyage », explique Mme Sidibé. Au Guichet unique, tout se fait en trois jours, si le candidat possède déjà un passeport, une carte Nina et s’il est apte à accomplir le 5e pilier, selon son bilan de santé.

Cette année, le Mali fait partie des pays chanceux avec la reconduction du quota de pèlerins de 2018, soit 2000 pèlerins pour la filière gouvernementale et 11 323 pèlerins pour la filière privée, et la reconduction du coût du pèlerinage 2018, soit 2 363 615 FCFA pour la filière gouvernementale, sans le pécule mouton, ni le passeport. « La reconduction du quota du Mali traduit la confiance placée et renouvelée au pays par les autorités d’Arabie saoudite, notamment le ministère en charge du Hadj et celui de la Santé », se félicite le directeur général de la Maison du Hajj, Dr. Hamza Maïga.
Le maintien du coût au même niveau que celui de 2018, précise-t-il, pour ce qui concerne la filière publique, témoigne également des efforts consentis par le gouvernement malien, malgré des coûts supplémentaires enregistrés cette année en Arabie saoudite.
« Le renouvellement du parc auto a conduit les autorités saoudiennes à augmenter le coût du transport terrestre où chèque pèlerin paye de l’ordre de 60 000 F CFA », indique-t-il à titre d’illustration avant d’inviter les candidats à s’inscrire tôt afin d’être mieux préparés.
Sory I. Konaté
Le Focus du lundi 18 février 2019










![[Mali] ARTICLE 39 DE LA LOI 2018-007 : Eclairages sur l’esprit et la lettre](https://30minutes.net/wp-content/uploads/2019/03/Les_enseignants_ont_march___462353919-100x70.jpg)
![[MALI] ENVIRONNEMENT : Somasso reboise ses forêts](https://30minutes.net/wp-content/uploads/2019/09/reboisement-100x70.jpg)