Le commandant Ousmane Traoré, chef du bureau des douanes de Diboli ne trouve pas grâce aux yeux des transitaires de la localité. Ils lui reprochent de ne pas fermer les yeux sur les « dossiers« .

Le commandant Ousmane Traoré a une réputation qui l’a précédée à Diboli, ce qui a fait que déjà, à sa nomination, il a été accueilli par une grève des transitaires et autres déclarants en douane de la localité. En effet, de l’avis de son confrère, il est rigoureux et méthodique. Deux qualités qui, pour les transitaires, constituent des délits, ou en tout cas, des handicaps à leurs affaires.

Le Bureau de Diboli, à la frontière avec le Sénégal, est l’un des points importants de transit et d’entrée chez nous avec plus de 200 camions par jour. Les transitaires qui ont commencé à manifester contre le chef du bureau, surtout sur les réseaux sociaux, se plaignent, dans un PV de rencontre que nous avons pu consulter, des horaires de travail, du niveau de contrôle du chef du bureau, entre autres.

Cependant, selon les recoupements que nous avons pu faire, le bureau, ouvert depuis 7 heures, n’enregistre l’arrivée des déclarants qu’à partir de 11 heures du matin, habitude qui s’est installée depuis longtemps et reste ouvert jusqu’à 1 heure ou 2 heures  du matin heure à laquelle le Chef de Bureau rentre à la maison : « Dans tous les cas, aucun dossier ne passe la nuit sans être traité », affirme une source à Diboli.

Cependant, pour les douaniers de Diboli, le vrai problème que les transitaires ne disent pas, c’est le fait que le chef du bureau est rigoureux. « A Diboli, en réalité, nous affirme une source, on a plus de passeurs », que de transitaires. « Ils envoient juste leurs coursiers, mais, si vous n’êtes pas vigilants, ils vous prennent vite à défaut et vous induisent dans les erreurs ».

Selon notre source, il est fréquent que les documents soient tripatouillés. « Il arrive que l’on trouve du gas-oil alors que sur les documents il est marqué super que ce soit 45 000 litres au lieu de 55 000 litres marqués sur les documents », précise notre source. C’est pourquoi, les autorités douanières se sont félicitées de la nomination du commandant Ousmane Traoré à Diboli. Il a accepté d’aménager son temps de travail et met de la diligence dans le traitement des dossiers. Mais, on lui reproche de ne pas fermer les yeux sur les faits. « Il n’est pas le genre de douanier qui va juste fermer les yeux, signer les documents sans les confronter », souligne un autre douanier. Et c’est cette confrontation qui est à la base de tous les problèmes.

« Le transit a changé. Aujourd’hui, tout est informatisé. Nous nous imposons presque des contrôles trois à quatre fois, parce que les partenaires ne présentent pas des documents en règle, alors que l’informatique permet de diligenter », précise notre interlocuteur.

Pour dire que la vertu et la rigueur ne semblent pas être partout des valeurs appréciées.

Nous y reviendrons.

Alexis Kalambry

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