L’ONG de coopération globale d’aide à l’enfance Educo a organisé du 19 au jeudi 21 juin, à la Maison du partenariat Angers-Bamako, un atelier de renforcement des capacités des acteurs opérationnels de protection de l’enfant de la capitale sur le thème « psychologie de l’enfant et techniques d’écoute spécialisée ». La cérémonie de clôture a marqué la fin des travaux vendredi dernier. 

L’atelier de trois jours a réuni une cinquantaine de participants. Ils sont venus des services techniques et déconcentrés, des organisations de la société civile évoluant dans la chaîne de protection de l’enfant et particulièrement des filles travailleuses domestiques. Des services des domaines de la santé, de la sécurité, de la justice, de l’action sociale et de la promotion de la femme, de l’enfant et la famille en contact direct avec les enfants en situation de vulnérabilité ou victimes de violences, d’abus, d’exploitation ou de négligence y ont aussi pris part. 

En séances théoriques et pratiques, les participants ont renforcé leurs connaissances et amélioré leur pratique auprès des enfants en situation de vulnérabilité, notamment les filles travailleuses domestiques. Avec l’expertise du Samu social Mali, ces acteurs de la protection de l’enfant ont revu les notions de besoin de l’enfant, d’écoute active, de communication, d’attitude positive mais aussi de maltraitance. Ils se sont vus ouillés également sur les différents stades de développement d’un enfant.

Quels droits ?

Le commandant major de police, Dama Maria Sidibé du 7ème arrondissement a suivi ces trois jours de l’atelier d’Educo sur la psychologie de l’enfant et techniques d’écoute spécialisée. Pour elle, la formation a été un grand apport. « Il y avait des situations qui nous dépassaient, je suis mieux outillée pour faire face à de tels cas« .  Selon la participante, son arrondissement va accompagner les dispositifs en phase d’élaboration par l’organisation dans le cadre de son projet pour le respect des droits des filles travailleuses domestiques. Ce rôle qui ne doit pas, dit-elle, se limiter qu’aux forces de l’ordre.

« Ce n’est pas tout le monde qui maltraite ces filles travailleuses domestiques, mais dans beaucoup de familles à Bamako, elles sont discriminées. Elles dorment dans nos magasins et mangent le plus souvent seules. Pourtant, elles sont indispensables dans les familles surtout pour les femmes qui travaillent. A notre absence, c’est elles qui s’occupent de la maison. Quels sont leurs droits ? « , s’interroge-t-elle, avant d’ajouter : « nous devons penser à les protéger et surtout être compréhensives et patientes comme nous le faisons avec nos propres enfants.  Nous sommes égaux, elles sont justes dans les conditions de précarité« .

La cérémonie de clôture a été coprésidée par le représentant de la directrice régionale de la promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille et de la coordinatrice de zone de Bamako Educo, Mme Ballo Aminata Koné.  Ils se sont réjouis de la bonne tenue des travaux.

Educo est présente au Mali depuis 2002. Elle œuvre en faveur de la défense des droits de l’enfant. L’organisation travaille aussi sur l’éducation dans la région de Ségou, qui est une des axes stratégiques en plus de la protection et la gouvernance au Mali.

Kadiatou Mouyi Doumbia

Mali tribune

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