La campagne pour la présidentielle s’est ouverte vendredi à minuit dans l’indifférence d’une large majorité de Maliens. On est très loin de l’agitation de 2013 avec la passion dans les marchés où l’on annonçait acheter des machettes pour que les suffrages ne soient pas volés, la forte implication des mosquées où l’on justifiait le vote comme un devoir religieux et enfin les couches populaires qui s’emballaient pour l’avènement de jours meilleurs ; le retour de Kidal dans le giron national et l’entrée des bandits armés dans les rangs.

On est encore loin de 2013 où la communauté internationale tenait au scrutin pour relancer la paix et détruire les derniers bastions terroristes. Elle ne redoutait nullement les risques d’une crise post-électorale, tant la compétition s’annonçait comme une formalité pour couronner un candidat.

Enfin, 2018 n’a rien à voir avec 2013 où aucun candidat n’a eu besoin de 20 artistes et l’implication des services de l’Etat comme la CMDT et la mobilisation de toutes les régions  pour venir remplir un stade de Bamako. En un mot, le quinquennat qui s’achève a été un rendez-vous manqué avec le peuple et espérons que 2018 n’entraîne une rupture définitive.

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DAK     

L’Indicateur du renouveau du 09 juillet 2018 

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