Rompu à la faveur de la présidentielle, le dialogue politique, notamment entre le pouvoir et l’opposition, peine à se rétablir. La main tendue proposée par le chef de l’Etat n’a jusqu’ici pas pu convaincre le chef de file de l’opposition, Soumaïla Cissé.

A la faveur de sa présentation des vœux à ses militants et cadres du parti, le président de l’URD est revenu sur le dialogue dont le préalable est la résolution de la crise électorale et post-électorale. Cela, expliquera-t-il,  suppose la reconnaissance de la légitimité des institutions.

Pour le député Cissé, le dialogue républicain doit déboucher sur un accord politique sur la gestion des crises que connaît le pays : les crises sécuritaire et humanitaire, sociale, politique et postélectorale, économique et financière et même morale. Quelle que soit la forme du dialogue, le chef de file de l’opposition dit prendre  l’engagement d’agir dans l’intérêt du Mali.

Et à Soumaïla Cissé de souhaiter un dialogue où la main tendue est ouverte, généreuse et visible. Mieux, il plaide pour un dialogue aux contours bien définis sous l’égide de médiateurs avertis et objectifs. Est-ce suffisant pour rétablir la confiance avec le pouvoir ? L’appel de Soumaïla Cissé est-il en phase avec celui du président du parti RPM ? Les jours à venir seront décisifs pour les deux camps : majorité et opposition.

DAK

L’Indicateur du Renouveau du jeudi 17 janvier 2019

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