Au sein de la majorité présidentielle, c’est désormais la course au débauchage des militants et cadres. Depuis quelques mois, l’Alliance pour la solidarité au Mali/Convergence des forces patriotiques (Asma/CFP) et le Mouvement pour le Mali (MPM) sont engagés sur ce terrain. Si l’Asma/CFP, dirigée par le chef du gouvernement Soumeylou Boubèye Maïga, se justifie par sa position au sommet de l’Etat, le MPM, présidé par le député et vice-président de l’Assemblée nationale, Hady Niangadou, pose des interrogations.

Elu en Commune II du district de Bamako sur la même liste que le fils du chef de l’Etat, Karim Kéita, M. Niangadou, qui est loin d’être une bête politique, enregistre néanmoins beaucoup d’adhésions de taille dans son parti.

Dans le milieu politique national, l’on commence à se poser des questions. Qu’est-ce qui explique la facilité avec laquelle Hady Niangadou draine des députés et autres acteurs politiques vers sa formation ? Est-il en mission ? Qui est réellement derrière son parti ? Sur le terrain, c’est à un véritable duel auquel l’on assiste entre l’Asma et le MPM. Au finish, c’est le parti présidentiel, le RPM, qui est la victime collatérale de cette guerre de leadership.

DAK

L’Indicateur du Renouveau du 4 février 2019

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