Cette vingt-et-unième lettre que voici, est aussi confuse que la situation du Mali et moi-même. Qu’est ce qui ne va pas grand-père ?  Oui grand-père, aujourd’hui je me demande ce qui ne marche pas avec l’autre grand-père ? Où en est-on ? Que veut-il ? J’ai appris qu’il ne participe pas au Dialogue politique inclusif. Pourquoi veut-il saboter tous nos efforts. Il a eu une grosse part du Mali, pardon du gâteau, de quoi se plaint-il encore ? Peut-être qu’il veut être chargé de mission aussi. Grand-père, nommez-le.

Oui cher grand-père, ma lettre est confuse. Elle n’a pas de destinateur car tout le Mali est en faute, entre les anticonstitutionnels et les inconsolables. Cher grand-père, cette fois-ci, vos gangs sont propres comme un bélier. Vous avez tout accepté, gouvernement de tous pour une bonne « mangéocratie », où Démocratie et le Dialogue national, mais l’inconsolable reste inconsolable. On y peut rien. Passons, le Mali doit avancer.

Cher grand-père, moi aussi, quand je regarde le Mali, un pays en guerre, un pays meurtri au plus profond de son existence et qu’en même temps nous n’ayons droit qu’à des semeurs de troubles. Grand-père, j’ai envie de hurler.

Les Maliennes et les Maliens doivent s’unir pour sauver l’essentiel. Nous avons perdu la Nation. Oui grand-père, nous avons perdu le « vouloir-vivre-ensemble ». Les rancœurs de l’injustice, d’abus, de corruption et d’exaction ont eu droit sur notre Nation. Il ne nous reste qu’un Etat « moribond » et « agonisant », étranglé par l’ignorance, la cupidité et la méchanceté. Et pourtant si nous perdons ce que font l’Etat, le droit, le devoir et la possibilité de sanctionner, nous pouvons dire adieu à notre cher pays. Iyad et sa bande ne sont pas loin. Avec eux, pas d’opposition ni de majorité, pas de 600 millions ni de 3 milliards, ce sera le (fouet et l’épée). Sauvons le Mali, donnons-nous la main, dialoguons. 

Il ne sert à rien d’enfoncer le Mali de plus. Les ennemis en ont déjà fait de trop. On a trop de chats à fouetter. Rebâtissons la nation par le pardon et la justice. Rebâtissons ensemble un Mali uni contre un seul ennemi et chacun sur ses remparts car l’ennemi est déjà dedans et non dehors.

Pour que les cœurs ré-vibrent de confiance, menons un combat d’unité sous un drapeau de liberté et de Droit. L’injustice crée un fossé pour tous. Aujourd’hui, construisons un Mali de demain en réunissant les hommes et femmes d’expérience pour que le Mali se relève enfin. Avec Iyad, pas question de routes ou d’aéroports, ce sera le fouet et l’épée.

Cher grand-père, dans l’espoir d’une suite favorable à mon cri de cœur, pas par vous mais les Maliens, hommes et femmes qui pourront apporter un positif à ce Dialogue, je vous prie d’accepter mes encouragements. A mardi prochain ! Inch’Allah ! En attendant, nomme mon inconsolable grand-père comme chargé de mission. Merci !

Lettre de Koureichy 

LAISSER UN COMMENTAIRE

Votre commentaires s'il vous plaît
Votre Nom s'il vous plaît