Le maire du district de Bamako, Adama Sangaré, a présidé le mardi 9 juillet, l’ouverture de la session extraordinaire du Conseil du district en présence des six maires de Bamako.  Au cours de la rencontre, il a été question des actions entreprises ou envisagées dans le cadre du changement climatique qui se situent dans le sillage des préoccupations du C40, visant à élaborer et appliquer des mesures et programmes de réduction notable du gaz à effet de serre ainsi que des risques climatiques. Pour le maire Adama Sangaré, la lutte pour le climat s’articule autour de deux points : ralentir le changement climatique et protéger ceux qui en subissent les effets directs.

D’après une étude réalisée par le Centre national de recherche scientifique et technologique (CNRST, 2003) basée sur l’utilisation des scénarios d’émission de gaz à effet de serre  et d’augmentation du réchauffement climatique mondial en rapport avec la météorologie, le Mali pourrait connaitre dans les 20-50 prochaines années, une augmentation de températures moyennes de 0,70 à 1,39°c et une diminution des précipitations qui se traduirait par la poursuite du déplacement des isohyète vers le sud. 

Ainsi, cette session extraordinaire avait pour objectif d’adopter la feuille de route qui permettra, dans un avenir très proche, à la ville de Bamako de disposer d’un climat ambitieux correspondant aux attentes de la population.

Il s’agissait de concevoir et mettre à la disposition de la mairie de Bamako, une expertise en développement durable et coordonner toutes les actions d’un plan climat élaboré en vue de préparer le district pour les enjeux de demain.     

A en croire le maire du district, si les grandes villes concentrent les problématiques énergétiques et climatiques, elles sont aussi la source des solutions. A cet effet, pour éviter les inondations et les orages violents et atténuer le réchauffement, il estime qu’il faut augmenter le nombre d’arbres en ville. « Cette politique doit être mise en œuvre rapidement : ce sont les arbres que nous plantons aujourd’hui dont bénéficierons nos enfants en 2050 », dit-il. 

Visiblement, le conseil est déterminé à se préparer aux changements que l’évolution climatique va provoquer. Il ambitionne de transmettre une ville vivable à nos enfants en menant des actions fortes, tant dans le domaine de la planification urbaine, de la lutte contre les ilots de chaleur urbains ou encore de la prévention des risques. 

« Toutefois, de nombreux Bamakois sont conscients de la pollution qui les entoure, mais peu d’entre eux sont aujourd’hui en mesure de dire si leur organisme souffre de cette exposition chronique. Les conséquences sur le changement climatique (inondations, maladies respiratoires) touchent particulièrement les plus vulnérables« , a déploré le maire Sangaré. 

Mais, il reste convaincu que les enjeux climatiques sont la pierre angulaire de la solidarité universelle. Et pense que c’est de le devoir de tous de dépasser ses objectifs, d’aller plus loin et plus vite.

« Tendre vers la neutralité carbone ce n’est pas un objectif, c’est un devoir et c’est un devoir à partager autour des deux principes qui ont irrigués toutes les réflexions de la COP21 : le penser global et l’agir local », a-t-il insisté. Il a souhaité que la transition écologique et solidaire puisse améliorer le quotidien de tous les Maliens. 

Ibrahima Ndiaye

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