Lancement de la caravane de la plateforme, ce samedi 26 novembre 2022, à Lafiabougou. Cette campagne de sensibilisation vient après la conférence de presse qui a eu lieu, le 25 novembre 2022, sur les violences basées sur le genre.  Ce lancement à enregistré la présence des représentants du maire de la commune 4, M. Abdallah Yattara, celui de l’ONU femme partenaire financier du projet et le représentant du chef de quartier.

De Lafiabougou jusqu’à Sogoniko, la caravane a fait des messages de sensibilisation sur les violences basées sur le genre… « C’est notre deuxième activité après la conférence d’hier 25 Novembre, date du début des 16 jours d’activisme. » explique la coordinatrice de la plateforme des jeunes engagés pour la santé sexuelle et reproduction et la promotion des luttes contre les violences basées sur le genre en commune 5, Nafissatou Soumtera. Elle continue « Du 02 au 03 Décembre, il y aura le camping à Kangaba durant lequel on va parler des violences faites aux femmes et aux filles et sensibiliser et faire des messages de plaidoyer pour une loi contre les VBG » ajoute-elle.

Pour la représentante de la plateforme, Mme Assitan Keita, c’était le lieu de parler du contexte réel dans lequel s’inscrit les 16 jours d’activisme « c’est une activité menée par le Secrétaire général de l’ONU et l’ONU femme depuis 2008.  La campagne vise à prévenir et lutter contre les violences faites aux femmes et aux filles dans le monde en appelant à une action mondiale pour accroître la sensibilisation et le soutien à cette question, de créer l’opportunité des discussions afin de trouver la solution » dit-elle. Avant d’ajouter que l’activité commence à partir du 25 novembre, date correspondant à la journée internationale de de l’élimination des violences faites aux femmes et aux filles dans le monde et elle prend fin le 10 décembre date correspondant à la journée internationale des droits de l’homme. 

Selon elle, aujourd’hui la violence à l’égard des femmes et les filles constituent l’une des violations la plus persistante et dévastatrice dans le monde et elle demeure également l’une des moins signalé en raison de l’impunité du silence de la stigmatisation et du sentiment de honte qui l’entoure. Elle renchérit qu’en 2018 une enquête démographique de la santé menée par l’Institut national des statistiques du Mali révélait qu’une malienne sur deux âgé de 15 à 49 ans avant vécu des violences physiques ou sexuelles. D’après la même enquête 79 % des femmes et 47 % des hommes trouvent normal et justifiable la violence conjugale faite aux femmes. En 2021 9540 cas des violences basées sur le genre été rapporté par le système de gestion d’information lié au violon basé sur le genre mais en place par le fond de Nations Unies. C’est dans ce contexte que la synergie des organisations de la société civile fidèle à son engagement de contribuer à un changement positif d’un comportement dans la société insensibilisant de la jeunesse a initié cette caravane. C’était pour elle également le lieu également de rappeler l’importance d’une loi sur la violence basée sur les gens au Mali l’autonomisation de la femme.

Mme Oumou Boré, la représentante de l’ONU femme, a pour sa part appelée à une action collective des autorités coutumières traditionnelles, de la jeunesse pour lutter contre les violences faites aux femmes et aux filles, un phénomène qui nous interpelle tous. Elle poursuit que cette caravane n’est que le début de leur activité tu vois c’est poursuivre dans les régions notamment à Ségou pour d’autres activités

Aly Diabaté

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