Depuis l’annonce de la clôture du dialogue national inclusif dont la résolution n°1 porte sur l’organisation des élections législatives dans les meilleurs délais, le ministre de l’Administration territorial et de la Décentralisation, Boubacar Alpha Ba, a engagé un certain nombre de concertations avec l’ensemble des acteurs en particulier la classe politique, les regroupements des partis politiques, les représentants de la société civile, les partenaires techniques et financiers, les ministères concernés et les mouvements signataires de l’Accord  pour la paix et la réconciliation nationale. C’est une dynamique de mobilisation de l’ensemble des acteurs afin que ces échéances soient une réussite.

Les concertations avaient pour objectif  d’expliquer les contraintes d’organisations de cette élection législative liés à l’utilisation des instruments, notamment  la loi électorale mais aussi la loi organique relative au nombre de députés et aux conditions d’élections des députés à l’Assemblée nationale. A la suite de ces concertations, un chronogramme a été élaboré  et partagé avec les mêmes acteurs en précisant que le Collège électoral, sera convoqué dans les meilleurs délais afin que  les échéances fixées dans la résolution n°1 du dialogue national inclusif soient respectées. Ils ont  aussi parlé de tous les aspects liés à la sécurisation de ces échéances.

Ledit  cadre de concertation s’est tenu avant le 22 janvier  qui a été le jour de la convocation par le conseil des ministres du Collège électoral.

En effet, le Collège électoral a été convoqué par le décret du gouvernement pour inviter les électeurs à venir s’exprimer le 29 mars comme date de premier tour de l’élection des députés à l’Assemblée nationale sur l’ensemble du territoire national  et  dans les circonscriptions où va se tenir le deuxième tour, sera convoqué le 19 avril. C’est  à la suite de ces informations que le conseil des ministres a donné à travers un décret,  que le ministre de l’Administration territorial et de la Décentralisation a convoqué les partenaires techniques et financiers, les partis politiques pour restituer le calendrier et noter leurs préoccupations.

Au cours du  cadre de concertation qui s’est tenu après la convocation du collège électoral,  les acteurs ont exprimé  trois  préoccupations. Il s’agit en premier,  la nécessité de revoir les modalités de désignations des assesseurs dans les bureaux de vote.

A rappeler que lors de la relecture en 2018 de la loi électorale, les formations politiques avaient souhaité avoir deux assesseurs  dont un pour opposition et un pour la majorité  et deux autres étant désignés par l’administration. Cependant,  ils ont souhaité remettre à débat ces dispositions parce qu’ils ont rencontré quelques difficultés dans la pratique de cette disposition. Le deuxième, est l’aspect lié à la gestion des procurations. Des chiffres importants ont été évoqués à ce sujet pour dire qu’il y’a eu utilisation abusive de procurations et qu’il faut trouver les moyens d’encadrer cela de façon qu’il n’y ait plus d’utilisation abusive.  Le troisième point est l’audit du fichier électoral.

Concernant chacun de ces points, le ministre a indiqué que des dispositions seront prises avant les élections pour traiter l’ensemble de ces questions avec les formations politiques.

En relation avec la délégation générale aux élections, il a été retenu que le fichier électoral sera audité comme ce fut le cas en 2018. Les acteurs ont noté que  le chronogramme a été présenté et mis à la disposition de l’ensemble des acteurs.

En effet, les listes électorales sont révisées chaque année du premier octobre au 31 décembre. Ce travail a été fait et les résultats ont été transmis à la délégation générale aux élections  qui est chargée d’établir le fichier électoral, mais aussi d’imprimer la carte d’électeurs,  selon le secrétaire général du ministre de l’ATD, Adama Cissouma. . 

La délégation générale aux élections est  en train de finaliser les listes électorales, une fois les listes électorales finalisées, la carte d’électeurs doit être imprimée. Avant que la carte d’électeur soit imprimée il est prévu que le fichier soit audité sous l’autorité du président de la Céni. Auparavant, des imprimés de candidature ont été mis  à la disposition de toutes les personnes susceptibles de se porter candidat. Le ministre a aussi signé la décision portant model et libellé de la carte d’électeur. C’est avec cette décision que le délégué général aux élections procédera à l’impression des cartes d’électeurs. 

Les acteurs ont assuré qu’au jour d’aujourd’hui, les besoins sont connus. Et qu’un comité de pilotage a été mis en place par le ministre et qui se réuni hebdomadairement pour faire le point de l’état des préparations des élections. « Nous pensons être à jour dans l’organisation de cette élection », a conclu le Ségal du ministère de l’ATD.

Ibrahima Ndiaye

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