Pendant que le pays est presqu’à l’arrêt dû à la grève de 5 jours de l’UNTM reconduite la semaine prochaine, à la dissolution du gouvernement, à la crise sanitaire et sécuritaire, le Premier ministre démissionnaire et reconduit, Moctar Ouane resssucite un problème déjà résolu. Il a annulé un Arrêté du ministère des mines, qui avait attribué le permis de recherche d’or et des substances minérales à Manakoto dans le cercle de Kéniéba à la société malienne LB Mining Sarl. Cet acte du PM est entaché de soupçons.

Rappelons que Little big mining est une société de droit malien appartenant à des jeunes maliens qui ont la capacité de développer la mine.  Le recours en suspension de l’arrêté par la société B2Gold devant la cour suprême a été rejeté au motif que le permis a été délivré dans la légalité. La sauvegarde des intérêts supérieurs du Mali recommande de rester derrière l’avis de la cour suprême. 

Nous avons appris de nos investigations que la société B2Gold n’a jamais demandé de permis mais plutôt Menankoto qui fut défaillante pendant 7 ans.

On se demanderait pourquoi le Premier Ministre agit de la sorte au détriment d’une société malienne alors que les autorités canadiennes mettent tout en œuvre pour défendre les intérêts d’une société canadienne même au mépris des textes en vigueur ?  

Nos autorités ont-elles pour mission cachée de ne défendre que les intérêts occidentaux ? Pourquoi l’exécutif (Présidence et Primature) se mêle-t-il d’une question qui a déjà été tranchée par les entités judiciaires du pays ? 

B2Gold est une société canadienne dont certains dignitaires de l’ancien régime seraient actionnaires, nous sommes étonnés qu’elle ait préféré obtenir par forcing sur nos autorités plutôt que par des négociations bilatérales avec Little big mining bénéficiaire légal du permis. 

Acheter un permis pour revendre a un prix d’or était la marque de fabrique des hauts cadres affairistes sous IBK.  Une mafia au sommet de l’Etat mettant leur intérêt personnel au-dessus de la vie de la Nation.

Ce scandale en cours portera un coup dur sur les espoirs portés par les maliens sur cette Transition et les autorités civiles qui s’adonnent à des pratiques d’un temps qu’on croyait révolu.

Bruno Théra

(Correspondance particulière) 

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