Vendredi 11 octobre 2019. Camp de déplacées BKO SENOU.

Le 11 octobre est la journée internationale dédiée aux filles : l’Ambassade de Belgique au Mali a saisi cette occasion pour rendre visite à celles qui vivent dans un camp de déplacés du côté de Sénou, en périphérie de Bamako.

Pour leur offrir un peu de réconfort psychologique l’Ambassade leur a fait un don de poupées « Lala », ces fameuses poupées africaines, pensées par Karl Babin, créés par un jeune artiste malien et fabriquées par les filles de l’orphelinat Jigiya Bon de Daoudabougou.

Et pour ne pas faire de jaloux du côté des garçons, eux aussi ont reçu des ballons de foot et des petites voitures !

En tant que membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies, la Belgique plaide activement en faveur du genre et pour la prise en compte des enfants dans les conflits armés. Concrètement au Mali, la Belgique finance différents projets en matière de genre et copréside avec le Niger le « Groupe des amis des enfants et des conflits armés au Mali ». Cette plateforme informelle créée le 26 septembre dernier a pour but de faciliter les échanges d’information sur le sujet et d’encourager les réponses appropriées à y donner.

Depuis 2012, la Journée internationale de la fille est célébrée chaque année le 11 octobre. Cette Journée vise à mettre en lumière les besoins des filles et à répondre aux défis auxquels elles font face. Notamment en matière de sécurité.

Suite à l’insécurité qui prévaut au Mali – notamment dans le Centre – de nombreuses personnes ont fui leur village pour se réfugier à différents endroits à Bamako. Entre autres vers Sénou, où vivent plus de 600 personnes. Parmi elles se trouvent beaucoup d’enfants – dont les parents ont été tués ou sont restés au village pour tenter de sauver ce qu’ils pouvaient.

En 2018 au Mali, 575 violations graves des droits de l’enfant ont été vérifiées par les Nations Unies – soit une augmentation de 37% par rapport à l’année précédente. Au premier semestre 2019, 426 violations ont été enregistrées (meurtres et mutilations, recrutement et utilisation d’enfants, déni d’accès humanitaire, attaques contre les écoles et les hôpitaux, enlèvement d’enfants et violences sexuelles).

Les 11 et 12 septembre derniers, le Gouvernement de la République du Mali a organisé à Bamako, avec l’appui du UNHCR et de partenaires techniques et financiers, un dialogue régional de protections et de solutions dans le cadre des déplacements forcés au Sahel. Parmi les recommandations de ce dialogue, il est notamment prévu (i) d’encourager le gestion des sites abritant des personnes déplacées de force par des instances civiles et non militaires et (ii) d’assurer les réunifications familiales y compris transfrontalières pour tous les enfants séparés et non accompagnés, y inclus les enfants qui ont été associés aux groupes et forces armés.

La Belgique se préoccupe des filles dont les droits sont mis à mal par l’insécurité au Mali. En partenariat avec les autorités maliennes et les organisations actives dans ce domaine, les efforts tant politiques que financiers de la Belgique se poursuivront.

Aissata Dicko, Chargée de Communication Ambassade Belgique

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