Face au désintérêt de plus en plus des jeunes à la politique des jeunes s’impliquent à travers une caravane pour une meilleure participation citoyenne aux prochaines échéances. Audace libre Afrique Mali (Alam), le nom de l’association, après l’étape de Ségou, a été reçue par les étudiants de l’université privée Ahmed Baba samedi.

Cette caravane de l’association Audace libre Afrique Mali (Alam) visait à informer et sensibiliser les jeunes sur leur place aux prochaines échéances électorales.

Ballan Diakité et Allaye Niangaly, enseignants chercheurs, étaient les invités de cette deuxième rencontre avec les étudiants. Ils étaient accompagnés par le directeur exécutif de l’Alam, Hodou Sanogo, le chef de projet de l’association Cheick Abdel Kader Diarra et le recteur de l’université privé Ahemd Bana Pr Famaga Oulé Konaté.

Le premier conférencier, Ballan Diakité, dans sa présentation a porté son analyse sur le faible taux de participation aux élections au Mali, un chiffre qui peigne « à dépasser les 50 % lors de différentes élections » indique-t-il.

Les premiers facteurs déterminants qui expliquent cette situation selon lui sont la méconnaissance par les citoyens de leurs droits et devoirs vis-à-vis de l’Etat et le déficit de confiance qui existe aujourd’hui entre l’Etat et la population « En examinant bien le niveau de vie de ceux qui nous gouvernent et ceux qui sont gouvernés, vous allez voir que l’inégalité a atteint son paroxysme. Cela crée quelques gênes et empêche les gens à aller voter » évoque le conférencier évoquant le troisième facteur qui pose également énormément de problème de participation. L’état actuel des fichiers électoraux « Lors de l’élection présidentielle ténue précédemment, seulement huit millions des Maliens étaient inscrits sur la liste électorale sur une population qui est estimée à peu près de 19 millions de personnes donc même la majorité n’est représentée dans ces fichiers Electrolux » regrette-t-il.

Face à cette situation que faut-il donc faire pour revoir ce taux à la hausse ?

Le rôle de la formation est capital pour que les citoyens puissent s’acquitter de leurs devoirs civiques répond Allaye Niangaly, enseignant chercheur à l’Université des sciences juridiques et politiques de Bamako. A l’en croire ce rôle n’incombe aux partis politiques qui doivent former leurs jeunes cadres limitant au sein des partis politiques sur l’ensemble du processus et au ministère de l’administration territoriale pour le respect des conditions fixées par la loi électorale. Le Mali doit revoir aussi le système d’enroulement propose le conférencier « Au Mali nous avons opté vers l’enroulement automatique. Cela fait que beaucoup ne partent pas voté parce que la chose publique ne les intéresse plus. Ils ont un désintérêt de la politique. Il faudrait que les citoyens partent s’inscrire volontairement. Ça permet de mettre un terme à ce problème. Le système existe dans d’autres pays de la région, comme le Sénégal ».

Ce n’est pas tout. Pour M. Diakité l’offre politique doit être à la hauteur afin d’inciter les gens à aller voter « le vote est un droit civique. Ce n’est pas une obligation. Donc on part voter quand on a envie et surtout on sent qu’on a un intérêt à aller voter. A ce niveau on se rend compte l’offre politique est déficitaire au Mali car certains candidats viennent en élections sans programmes électorales, sans projets de société ce qui rend difficile le processus d’amélioration difficile du taux de participation aux élections » Et d’ajouter « que l’éducation doit être aussi prise en main par les sociétés maliennes « ce n’est pas seulement un devoir de l’Etat mais aussi un devoir des parents ».

La caravane sur les élections s’étendra à d’autres universités dans les jours à venir selon directeur exécutif l’Alam Hodou Sanogo car « le Mali souffre énormément d’une crise de légitimé or les pouvoirs tirent leur légitimité des élections d’où le choix de notre thème sur les élections cette année ».

Kadiatou Mouyi Doumbia

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