En cette période de pénurie de gaz butane, le charbon et le bois sont devenus des alliés de taille des ménagères. Une aubaine pour les vendeurs de ses produits qui se frottent bien les mains.

Les bonbonnes de gaz sont devenues un luxe à Bamako. En cette période où le besoin se fait sentir, il est très difficile de s’approvisionner à cause de la grève des opérateurs gaziers.

Une situation qui profite bien aux vendeurs de charbon et de bois de chauffe dont la consommation constitue un danger pour les massifs forestiers, car ceux-ci voient la demande augmenter de jour en jour.

« On dit que le malheur des uns fait le bonheur des autres. Tel est notre situation en cette période. Avant, les gens étaient beaucoup plus tournés vers le gaz butane à cause de la rapidité et surtout ceux qui sont allergiques aux fumées. Depuis ce manque, j’avoue que mes charbons marchent beaucoup plus. Avant, par jour je ne vendais que trois sacs de charbon par semaine, mais aujourd’hui, j’arrive à vendre cinq sacs par jour à raison de 5000 F CFA par sac et d’autres 4 500 F CFA. Je peux me retrouver avec 25 000 F CFA ou plus », se réjouit Aïchata Kéita, vendeuse de charbon et de bois à Hamdallaye. Elle précise : « pour les bois, les gens sont un peu réticents. Le bois ne marche mais pas autant que le charbon. Seuls les grands ménages ont encore recours au bois ».

Aïchatou Konaré

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