Dans ce micro-trottoir, certains bamakois reviennent sur la vie chère surtout l’augmentation des produits de première nécessité. Selon eux, le gouvernement doit redoubler d’efforts pour une réduction des prix de ces denrées nécessaires pour passer un bon mois de ramadan. 

Fanta Cissé (habitante de Banankabougou) :

« Toutes les denrées de première nécessité sont devenues chères en ce mois béni. Comme les leaders musulmans disent que c’est un mois de paix et de réconciliation, par conséquent les produits que nous consommons doivent être moins chers. C’est tout à fait le contraire ». 

Oumou Coulibaly (vendeuse) :

« La cherté des produits sur le marché n’est pas le souhait des commerçants-détaillants. On est confronté aux mêmes problèmes que les consommateurs. Au Mali, tout le monde est fournisseur et client en même temps. Les détaillants achètent cher les marchandises, c’est pourquoi nous les vendons ainsi ».

Khola Sow (boutiquier):

« La faute revient au gouvernement. Le prix de dédouanement des produits est très élevé. L’obtention des marchandises est vraiment difficile en ce moment, mais par la grâce de Dieu ça ira ».

Tata Doumbia (femme au foyer) :

« On veut vraiment le changement. Le litre de l’huile qui était vendu à 900 F CFA est maintenant cédé à 1000 F CFA. L’huile n’est pas le seul produit qui a connu une hausse. Le lait, les légumes, le sac de charbon et même les fruits ont augmenté aussi. Les femmes souffrent vraiment de cette situation. Le comble dans tout ça c’est que les chefs de famille continuent de donner les prix de popote habituels. On est obligé de compléter pour pouvoir préparer ».

Moussa Kolo (chef de Famille) :

« Le mois de ramadan est le plus long mois de toute l’année pour les chefs de famille. Nous supportons plusieurs charges : le double prix de condiments, l’achat du sucre. A ces charges s’ajoutent celles de la fête. C’est trop pour un seul homme. Le gouvernement devrait baisser les prix des produits de première nécessité pour que tous les Maliens passent le mois de ramadan en toute quiétude ».

Recueillis par

Aboubacar Sidiki Diarra

(stagiaire)

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