Agé de 17 ans, élève au lycée Louis Bray de Kalaban-Coro en classe de 11e année, Daouda Gassama ne se cache pas derrière son handicap. Il fait tout pour réaliser ses rêves : devenir magistrat. 

Affronter le bac en série littérature est le rêve du jeune Daouda. Membre du Parlement national des enfants depuis 2017, il prend part à la 15e édition d’Oxyjeunes qui s’est ténue cette année à Koulikoro. Au Mali, comme dans bien des pays du monde, le handicap est mal pris en charge par la société. Les personnes vivant avec un handicap sont souvent victimes de marginalisation et de préjugés de façon à entraver leur épanouissement.

« Mon lycée est spécial, inclusif. Il y a un programme pour les personnes handicapées. Nous étudions tous ensemble et mon lycée porte le nom du créateur de l’écriture braille », dit-il.

Non voyant, il a su forcer le destin à s’imposer. A 17 ans déjà, le jeune Gassama est studieux, courageux, toujours joyeux. Il a une capacité extraordinaire de s’adapter à son environnement. 

Face aux diverses activités proposées par l’organisation, Gassama a opté pour le théâtre. Durant les répétitions de la troupe, il s’applique à apprendre un chant pour le spectacle de clôture. « Je participe à toutes les activités comme mes camarades. J’initie moi-même des formations dans mon école, vu que je reçois certaines connaissances sur le droit des enfants. Il me plaît de partager ce que j’apprends en tant que père éducateur », déclare-t-il. Accompagné d’un de ses amis, Makan Traoré, Daouda Gassama discute avec ses camarades sur toutes les préoccupations des jeunes de son âge.

D’un commerce agréable, dynamique, actif, éloquent, tous les camarades de Daouda sont à ses petits soins. Une forte solidarité existe entre tous ses jeunes du parlement. Ce qui fait que Daouda se sent dans son monde et s’y plaît. « Ces moments que je partage avec mes camarades sont vraiment importants pour moi. A chaque fois que je veux me rendre quelque part, j’ai quelqu’un à mes côtés pour m’épauler et me guider. Je travaille toujours en binôme avec mes camarades. Rarement il y a des malentendus, nous nous comprenons parfaitement ».

Ambitieux, Daouda veut devenir magistrat.  « Je veux devenir magistrat, servir mon pays comme il faut et défendre les droits des plus vulnérables ». 

Passionné de débats, Daouda rêve d’un monde où tout le monde vit en paix et en harmonie.

Oumou Fofana

(envoyée spéciale à Koulikoro)

LAISSER UN COMMENTAIRE

Votre commentaires s'il vous plaît
Votre Nom s'il vous plaît