Le syndicat national des travailleurs de l’enseignement catholique (Syntec) de Ségou a observé une grève de 48 heures les 24 et 25 octobre derniers.

Reconnu par l’Etat Malien comme service d’intérêt général, tout en conservant son organisation spécifique, l’enseignement privé catholique du Mali concerne une population qui est le juste reflet du pluralisme ethnique, social et religieux de la société malienne.

Une grève observée par l’ensemble des travailleurs de l’enseignement catholique dans le diocèse de Ségou est partie du 24 au 25 octobre dernier. Ladite grève est à l’actif du syntec. Selon le secrétaire général du Syntec Lassine Diarra, « nous ne revendiquons rien mais seulement nous réclamons nos droits ». Ainsi 4 réclamations étaient faites par le syndicat. Il s’agissait de demander à l’employeur le payement à temps des salaires. « Avant on était payé entre le 11 et le 13 du mois », a dit le secrétaire général du Syntec en deuxième position, l’allocation familiale car selon le secrétaire général, ils sont à 10 mois sans allocations familiale. A ceux-ci s’ajoutent la fermeture des droits à l’Assurance Maladie Obligatoire (AMO) et le prime de documentation. « Parmi nous, beaucoup n’ont plus accès à l’AMO », a dit Lassine Diarra.

Toujours aux dires de notre interlocuteur, « ces revendications ne sont pas nouvelles, en 2013 on avait fait une conciliation pour demander à l’employeur de payer à terme échu c’est à dire le 8 du mois, mais malheureusement à partir de cette année, l’employeur n’a pas pu respecter cette date. Concernant l’AMO, sur les bulletins de salaire, c’est couper mais à l’hôpital on nous signale que les droits sont fermés. On a constaté à l’Institut national de Prévoyance sociale (INPS) que l’employeur est en retard de 5 mois soit 50 millions de F CFA », a-t-il dit.

Albert Kalambry

Correspondant à Ségou

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