Cette étude conduite en 2020 a porté sur les 7è, 8e, 9e et 10e programmes de stage de formation professionnelle mis en œuvre par l’Agence pour la Promotion de l’Emploi des Jeunes (Apej).

En effet pour faire face aux défis du chômage des jeunes et de leur employabilité, le Ministère de l’emploi et de la formation professionnelle à travers l’Apej a mis en place le programme de stage de formation professionnelle dans les structures publiques et assimilées, les organisations consulaires et faitières, et les ONG depuis 2004 avec plus de 49 000 bénéficiaires aujourd’hui. 

La méthode d’échantillonnage aléatoire simple stratifiée (EAS stratifié) a été utilisée auprès des bénéficiaires. Ainsi il ressort de cette importante étude que 50,1 % des bénéficiaires du programme de stage de formation professionnelle sont des femmes, 71,3 % des stagiaires ont fait leur stage dans le district de Bamako pendant que 94,4 % des stagiaires ont intégralement fait le stage sur les 12 mois.

Les résultats de l’évaluation démontrent que 82,7 % des structures d’accueil ont besoin de stagiaires de l’Apej chaque année pour leur fonctionnement ; 81,7 % des structures d’accueil estiment que la durée de douze (12 mois) des stages est acceptable ; 52,1 % au moins des structures d’accueil pensent que six (6) mois de stage sont nécessaires pour permettre au stagiaire de maîtriser le travail.

De façon générale, l’adaptation des stagiaires à la vie professionnelle se mesure à travers la ponctualité et l’assiduité au travail, l’autonomie dans l’exécution des tâches assignées relativement à l’exécution des activités confiées aux stagiaires et à leurs performances. 

Donnée importante, l’étude fait ressortir que 73,6% des stagiaires qui ont effectivement fait le stage de l’Apej sont aujourd’hui en emploi, 

L’emploi des jeunes est l’un des principaux défis auxquels le Mali est confronté avec une population dont 83,6 % a au plus 40 ans et 65,5 % a moins de 25 ans (EMOP 2018, 3ème passage). Le marché du travail ne parvient pas à absorber tous les jeunes diplômés qui sortent chaque année du système éducatif, ni ceux qui en ont été exclus ou qui n’y ont pas eu accès. Les emplois offerts par le secteur formel restent insignifiants par rapport au volume de la demande. Ainsi, selon les résultats de l’EMOP 2018, sur un effectif de 5,9 millions de personnes en emplois, seulement 2,3 % exercent un emploi formel contre une proportion de 5,7 % de demandeurs d’emplois de la population en âge de travailler.

Casimir Sangala

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