C’est le moment du désamour entre le préfet de Kati et les chefs de 13 villages de la Commune de Kalabancoro. Réunis dimanche dernier à la chefferie de Kalabancoro, les autorités coutumières, dans une pétition, récusent le préfet de Kati pour « détournement«  d’espace verts et places publiques.

Ce n’est plus un secret, le climat de malaise entre le Préfet de Kati, Sadio Keita, et les 13 chefs de villages que compose la Commune rurale de Kalabancoro atteint un niveau presque irréparable. Dans une pétition adressée au Premier ministre avec ampliation au ministre de l’Administration territoriale, au gouverneur de Koulikoro, les premières autorités coutumières desdits villages affirment  ne plus collaborer avec le préfet Keita.

Ils l’ont fait savoir au cours d’un point de presse, tenu dimanche 1er décembre 2019, à la chefferie de Kalabancoro.

Pourquoi ce durcissement de ton contre le représentant de l’Etat au niveau du cercle et les chefs des villages ? Tout est parti de l’expropriation par le préfet d’espaces verts et de places publiques de la Commune à d’autres fins, qui selon les textes de la République sont inaliénables. 

Les chefs des villages disent ne pas comprendre comment un préfet qui a pour rôle de protection des biens de la collectivité se la coule douce dans le détournement des biens collectifs pour des raisons qui ne tiennent pas.

Avec document en main, ils ont tour à tour pris la parole pour dénoncer et charger le préfet Keita qui, selon certains, n’a pas soucis du développement de la Commune.

Pour eux, le préfet n’a ni qualité, ni mandat de changer un espace ou place publique. Selon Mamadou Simbo Traoré, conseiller du chef de village de Kalabancoro, il « liquide » les espaces publics car il a été muté.

Dans une pétition adressée au gouverneur de Koulikoro, au ministre de l’Administration Territoriale, au Premier ministre, ils exigent que les places publiques et espaces verts retirés par Sadio Keita et les anciens préfets de Kati, soient restitués à la Commune sans quoi, ils se réservent le droit de ne plus collaborer avec le représentant de l’Etat au niveau du cercle. 

A. S.

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