Pour améliorer les textes de la CEDEAO  et faciliter le mouvement des personnes dans l’espace CEDEAO, l’Agence nationale pour l’emploi et le Centre International pour le développement des politiques migratoires étaient en conclave le mercredi 27 mars dernier pour un atelier de formation. C’était au Centre de Perfectionnement et de Reconversion (CPR) de l’ANPE.

Après la présentation du « Manuel des Procédures » sur le même thème, ANPE et ICMPD se sont retrouvés pour des nouvelles activités toujours dans le cadre de la migration professionnelle à travers les pays de l’Afrique en général et ceux de la sous-région en particulier. Cette fois, il était question d’une formation des acteurs du domaine sur le cadre législatif et réglementaire des migrations dans l’espace CEDEAO. 

Cet atelier de trois jours (27, 28, 29 mars), dont la cérémonie d’ouverture a été présidée par le ministre de la Jeunesse, de l’Emploi et de la Construction citoyenne Amadou Koïta, vise à former au moins 50 cadres issus des deux structures (ANPE-ICMPD), notamment les points focaux régionaux des migrations; des cadres de l’ANPE, comme les chefs des structures, les conseillers et assistants; des représentants des partenaires institutionnels et non gouvernementaux; et des personnes ressources.

Selon le directeur général de l’ANPE, Ibrahim Ag Nock, président en exercice de l’AASEP, cette formation de trois jours témoigne à suffisance la volonté des plus hautes autorités du Mali à militer pour la mobilité professionnelle dans l’espace CEDEAO, car selon le DG, la population africaine est l’une des plus mobiles au monde avec un pourcentage de 13,4%, « la population africaine est l’une des populations la plus dynamique en matière de mobilité. Selon les statistiques de l’organisation internationale des migrations (OIM), en 2015  il y avait plus de trente-deux millions (32 000 000) migrants africains à travers le monde, soit 13,4% de la population de migrants dans le monde », a-t-il rappelé.

En cela, Ibrahim Ag Nock, n’a pas oublié de notifier que l’Afrique de l’Ouest est une « zone de forte migration intercommunautaire  » en raison de plusieurs facteurs dont les principaux dit-il, sont les facteurs socio-économiques, culturels… Toujours selon le DG, malgré ce dynamisme et cette aspiration des peuples à se déplacer d’un pays vers un autre, en dépit de l’intégration sous régionale prônée par les États depuis plusieurs décennies à travers la mise en place d’espace Communautaire dont UEMOA et CEDEAO, la mobilité des personnes entre les pays demeure une problématique pour les migrants dans ce double espaces « Parmi les freins à la concrétisation de ses idéaux, y figurent en bonne place la mauvaise interprétation et application des textes ou dans la plupart des cas, leur méconnaissance par les autorités transfrontalières et par les populations migrantes elles-mêmes », estime le président de l’AASEP, Ag Nock. Ainsi pour s’approprier d’une meilleure connaissance des lois et des textes nationaux et internationaux, les États doivent entreprendre des actions en faveur du domaine d’où l’initiative de cet atelier de formation afin de contribuer à la vulgarisation des textes réglementaires et législatifs.

Quant au ministre de la jeunesse, de l’emploi et de la construction citoyenne, monsieur Amadou Koïta, il estime que la libre circulation des personnes dans l’espace CEDEAO constitue un atout pour le développement socio-économique des États membres et un facteur d’intégration économique, raison pour laquelle il pense que les actions doivent se multiplier en faveur des textes réglementaires et législatifs, cela tout en saluant l’initiative de l’atelier de formation dont le thème est « Cadre Réglementaire et Législatifs des migrations professionnelles dans l’espace CEDEAO »

Amadou Kodio

La Lettre du Mali du 03 avril 2019

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