Orange-Mali nourrit de grandes ambitions pour les jeunes. La société de téléphonie mobile, en plus du développement de réseau et de sa RSE, a dans sa besace, la création d’un « digital center«  d’ici la fin de l’année. Il s’agit de former de jeunes start-up et de les financer dans la technologie digitale.

L’annonce de cette bonne nouvelle a été faite le mercredi dernier, au cours d’un point de presse, par le directeur exécutif (CEO) Moyen-Orient et Afrique d’Orange, Alioune Ndiaye. Les efforts d’Orange, aux dires de M. Ndiaye, sont axés sur le développement du réseau. Rien qu’en 2018, sa société a investi 60 milliards de F CFA au Mali pour l’accès à la technologie 4G et compte couvrir 50 % du territoire d’ici la fin de l’année.

L’ambition phare de sa société cette année, est de développer la technologie digitale dans notre pays. Ce vaste chantier qui verra le jour d’ici fin 2019, est centré sur la création de « Orange digital center ». Celui-ci comportera une école de codage gratuit pour la formation de jeunes du niveau DEF, pour un cycle court de 6 mois. Il y aura ensuite, « Orange Fac », un creuset d’incubation de start-up et « Orange digital adventure ». Il est prévu à cet effet un fonds d’investissements de 32,5 milliards F CFA pour le financement des activités des jeunes formés. « Cette expérience a été tentée au Sénégal et a rencontré un grand engouement. 95 % des jeunes formés ont eu de l’emploi ou ont pu s’insérer à leur propre compte », a indiqué l’ancien D G d’Ikatel et d’Orange Mali.

Dans le cadre de la Responsabilité sociale des entreprises (RSE), le patron d’Orange soutient que son entreprise a toujours joué sa partition. « Sur 100 F CFA de chiffre d’affaires, 14 F CFA sont investis dans des actions de bienfaisance », a-t-il clarifié. Le directeur d’Orange-Mali, M. Ba, a pour sa part, indiqué que plus de 600 millions de F CFA sont dépensés par an au Mali dans les activités de la Fondation Orange et ils conviennent tous qu’Orange est une entreprise citoyenne.

Pour Alione Ndiaye, Orange a toujours été le premier opérateur quand il s’agit d’innovation et le premier à avoir amené la 3G et la 4G au Mali. « Nous allons continuer à investir dans le réseau, dans la plateforme », a-t-il jugé. C’est ainsi, qu’il a déclaré que sa société est à la recherche d’un agrément pour la création d’une banque dans l’espace Uémoa. « Nous avons pour vocation d’être un opérateur multiservices et faire un soutien à l’économie informelle », a-t-il ajouté.

Orange-Mali est vue comme la filiale la plus viable de toutes les autres du groupe Sonatel. Cette performance, M. Ndiaye la met au compte d’un code législatif réglementaire attractif dans notre pays. « C’est le pays où l’Etat récolte aussi le plus d’impôts, de taxe, de redevance, etc. », a-t-il fait remarquer. L’absence de ce cadre attractif et certaines tracasseries font qu’Orange Niger broie du noir et est menacée de fermeture. « Nous serons obligés de fermer Orange Niger bientôt, qui travaille à perte, sans bénéfices », a-t-il fait savoir. Mais il a précisé qu’ils ne vont pas faire de fermeture sauvage. « Nous allons attendre d’avoir un repreneur pour partir afin d’éviter les pertes d’emplois cruelles », a-t-il indiqué.

Alione Ndiaye a été le premier DG d’Ikatel devenue ensuite Orange Mali, pendant 10 ans avant de signer son retour à la Sonatel comme DG, PCA et depuis el 2 mai 2018, CEO d’Orange Moyen-Orient et Afrique. Il était accompagné du directeur général du groupe Sonatel, Sékou Dramé, de son adjoint, Fabrice André et de la directrice des ressources humaines du groupe Orange, Moyen-Orient et Afrique, Mme Valérie Le Boulanger. Leur visite au Mali où ils ont été reçus par les plus hautes autorités (le président de la République), se situe dans le cadre d’une tournée dans les filiales du groupe Sonatel de la sous-région.

Abdrahamane Dicko

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