Au Mali, pendant les vacances scolaires, beaucoup d’élèves rejoignent le marché ou les garages pour apprendre les métiers de réparation des motos ou des véhicules. Amadou Sissoko, élève de la 11e année sciences sociales, a opté pour la réparation des motos, une activité qui lui permet d’apprendre un métier et d’être occupé.

Tous les matins, depuis la fermeture des classes, Amadou Sissoko se lève tôt. Après les salutations d’usage, il arbore sa nouvelle tenue, plutôt sale et diffèrent de l’uniforme de son lycée. Le jeune de 19 ans prend la direction du garage pour motos de Faladiè Sokoro.

“Je ne veux pas rester à ne rien faire durant toute la période des vacances. Il faut que je m’occupe”, explique le jeune Sissoko, souriant. Selon lui, mener cette activité à un double avantage. D’abord, elle lui permet d’apprendre un autre métier pouvant le servir à l’avenir et le maintien en activité afin d’échapper à la rue et ses conséquences : banditisme, drogue, etc.

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Contrairement à beaucoup d’autres élèves qui soutiennent leur famille avec ces petits jobs, le jeune Sissoko n’a aucune obligation. “Les petits sous que je gagne ici m’appartiennent. Mes parents n’en n’ont pas besoin”, précise-t-il, avant de demander aux autorités scolaires et administratives d’inciter les élèves à apprendre les petits métiers pendant les périodes de vacances. “Cette initiative est bien pour la formation, car elle permet aux élèves d’avoir d’autres cordes à leur arc”, analyse l’élève de la 11e sciences sociales au Lycée Progrès de Faladiè Sokoro.

Du haut de ses 1,76 m, Amadou Sissoko espère obtenir rapidement ses diplômes et intégrer l’armée. “Je veux servir mon pays. Pourquoi pas devenir un jour colonel afin de bien le servir”, rêve le jeune.

H.B.T (stagiaire)

17 juillet 2019

30minutes.net

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