Le président Ibrahim Boubacar Kéita a participé à la 3e édition de la Conférence internationale sur l’émergence de l’Afrique (CIEA) organisée à Dakar (Sénégal) du 17 au 19 janvier 2019. Juste après la cérémonie de l’ouverture, il a participé au panel des chefs d’Etat, du secteur privé et des responsables d’institutions.

« Comment faire émerger des champions nationaux sur le continent africain » ? Tel était le thème du panel des chefs d’Etat, du secteur privé et des responsables d’institutions lors de la 3e édition de la Conférence internationale sur l’émergence de l’Afrique (CIEA) organisée à Dakar (Sénégal) du 17 au 19 janvier 2019.

Une opportunité pour le président Ibrahim Boubacar Kéita d’exposer sa vision sur l’émergence du Mali. Il a insisté sur la nécessité, à son arrivée aux affaires, de renforcer l’outil de défense nationale pour faire face aux défis sécuritaires et permettre aux populations d’accéder aux services sociaux de base. Un défi qui paraissait alors comme la condition sine qua non du développement harmonieux et inclusif visé par son projet de société.

« Ma  priorité, c’est mettre en place une armée digne de ce nom… Nous avons compris que quand le monde s’occupe de vous, vous avez un devoir réel de vous qualifier. J’entends par là, l’éducation, la formation, la technologie… Car, sans cet apport scientifique point de développement ».

« Pour qu’un Etat soit qualifié, considéré, il faut qu’il ait un minimum de capacité à se défendre par rapport à l’agression quelle qu’elle soit », a justifié IBK qui n’a pas manqué de louer la solidarité internationale en faveur du Mali. Pour relever ce défi ainsi que le challenge du développement, le Mali a mis un accent particulier sur « une politique économique vertueuse ». Une gestion efficace et efficiente des ressources qui n’a pas tardé à porter ses fruits. Ainsi, avec une croissance jugée « robuste » de plus 5 % depuis 2013, le Mali est aujourd’hui la 3e économie de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa).

Une performance qui est en partie due à la bonne politique agricole que le pays mène. « Chez nous, nous avons la chance d’avoir encore le Niger qui permet l’exploitation d’un million de km2. Nous avons alloué 15 % de notre budget à l’agriculture, socle de notre développement », a rappelé le président de la République à Dakar.

Ainsi, la production cotonnière a atteint 728 000 tonnes ; la production céréalière 10 millions de tonnes cette année. « Toutefois, pour un impact réel de ces bons résultats, une transformation structurelle de la base de notre économique s’impose, car le Mali transforme à peine 2 % de son coton », a-t-il déploré. « Nous sommes à l’œuvre pour réussir la transformation de cette production sur toute la chaîne », a rassuré IBK.

« La qualification et la formation de la jeunesse » est aussi une stratégie majeure de la vision présidentielle de l’émergence du Mali. Avec 60 % de la population malienne qui a moins de 25 ans, il s’agit d’en faire un atout, un vecteur clé de notre développement. Il faut alors qualifier cette jeunesse pour qu’elle soit utile à son propre épanouissement et à l’émergence socioéconomique du pays.

« Les obstacles, notamment sécuritaires, auxquels nous sommes aujourd’hui confrontés ne nous empêcheront pas d’émerger, a promis le chef de l’Etat », a assuré le président Kéita.

Moussa Bolly

Le Focus du lundi 28 janvier 2019

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