La mise en œuvre de cette réforme, à travers les différents axes stratégiques, permettra de rapprocher les services et les soins de qualité aux populations

Conformément aux orientations du président de la République, SEM Ibrahim Boubacar Keita, de rendre gratuite la santé à tous les Maliens, le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, a envisagé de faire des réformes profondes dans ce sens. Ainsi, pour valider des documents élaborés à cet effet, il a organisé un atelier de 4 jours, qui réunit une grande majorité des professionnels dudit secteur. La cérémonie d’ouverture de l’atelier, effectuée le lundi dernier au CICB, était placée sous la haute présidence de SEM. Ibrahim Boubacar Keita.

Après le mot de bienvenus de Mme le maire de la commune III du district de Bamako, Djiré Mariam Diallo, la représentante des partenaires techniques et financiers du secteur de la santé, Mme Josuane Yakibou dira que cette démarche vise à renforcer le système de santé. Parce qu’il assurera au mieux la réorganisation du service public de santé, qui est de « garantir l’accès aux soins essentiels de qualité pour l’ensemble de la population ». De ce fait, cette réforme s’inscrit en droite ligne avec la mise en œuvre des objectifs de Développement durable, notamment l’ODD 3, permettant à tous de vivre en bonne santé et faire la promotion du bien-être de tous à tout âge ».

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Toujours aux dires de Mme Josuane, pour atteindre cet objectif, il faut une approche inclusive. C’est pourquoi, les Partenaires techniques et financiers (PTF) se sont mobilisés pour apporter leur soutien technique et financier au ministère de la Santé et de l’Hygiène publique. La représentante des PTF du secteur de la santé s’est dite convaincue que « ces dites réformes, opérationnalisées en plusieurs phases, permettront de booster le système de santé et d’améliorer le niveau très préoccupant au niveau des indicateurs de santé,  en rendant disponible et accessible tout le paquet de services de santé » a-t-elle avoué.

Mme Josuane Yakibou a également ajouté qu’à la faveur d’une table ronde, la volonté des plus hautes autorités du Mali, a déjà permis de diagnostiquer les problèmes, tout en proposant des pistes de solutions au bénéfice des utilisateurs de services de santé. Cela prouve à suffisance, selon elle, l’engagement du gouvernement et de ses partenaires à renforcer le système de santé au Mali.

Pour sa part, Mme le ministre de la Réforme de l’administration et de la Transparence de la vie publique, Safia Boly s’est appesantie sur la nécessité de ces réformes en lien avec les missions de son département. Cet atelier permettra aux cadres du système de la santé du pays, d’analyser 4 jours durant tous les problèmes qui freinent le fonctionnement normal dudit secteur. Chose, qui permettra désormais, selon elle, d’obtenir des résultats qui seront visibles sur la santé de nos populations.

Quant au ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Pr, Samba Sow, il a d’abord décrit la situation alarmante de notre système de santé. Se reférent sur une étude recente,  il dira que la mortalité infantile a augmenté de 95 à 101 décès pour 1 000 naissances vivantes entre 2012 et 2018. De même, la mortalité maternelle reste l’une des pires dans la région avec 587 décès pour 100 000 naissances vivantes en 2015. Ce qui fait qu’aujourd’hui, le système de santé est fortement dégradé et a besoin d’une réforme en profondeur.

C’est pourquoi, pour le Pr Samba Sow, l’’investissement du gouvernement dans la santé et la politique de recouvrement des coûts doivent être revisités. En effet, le Mali n’a dépensé que 0,85% du PIB en soins de santé et 4,32% du budget national révisé en 2018. Les frais d’utilisation, quant à eux, représentent un obstacle financier majeur aux soins de santé. Ce qui fait que 46% de la population, ayant besoin de soins, n’auraient pas utilisé les services de santé parce qu’ils sont trop chers.

« C’est donc conscient de cette situation et de ses causes, que le Gouvernement s’est engagé dans une réforme en profondeur du système de santé pour corriger ces maux et créer la dynamique qui lui permettra d’améliorer de façon significative et durable l’état de santé de sa population » a-t-il conclu.

Diakalia M Dembélé

22 Septembre du 28 février 2019

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