Les activités du compact Sorgho et Mil qui ont été lancées les 16 et 17 Avril 2019 à Bamako au Centre Régional de l’ICRISAT au Mali, font partie du programme de Technologies pour la Transformation de l’Agriculture en Afrique (TAAT) de la Banque Africaine de Développement au Burkina Faso, au Mali, au Niger, au Nigéria, au Sénégal, au Soudan et au Tchad.

Grâce à l’intensification durable, une meilleure rentabilité du Sorgho et du Mil et la mise à l’échelle des technologies prouvées, le compact va contribuer à la sécurité alimentaire et nutritionnelle dans une région où la faible productivité agricole et l’absence de valeur ajoutée sont parmi les principales causes de la malnutrition, du chômage et de la pauvreté sur le continent.

Le secteur agricole représente entre 50 % et 70 % de l’emploi dans les pays africains, mais produit seulement 25 % du produit intérieur brut (PIB) de l’Afrique. Les rendements du sorgho et du mil qui sont les principales cultures vivrières dominantes sont faibles en raison d’un accès insuffisant aux semences de variétés améliorées, aux engrais et autres intrants agricoles, des pratiques agricoles inappropriées, la baisse de fertilité des sols, le manque de commercialisation et des phénomènes météorologiques extrêmes.

Malgré les efforts de la recherche qui ont conduit au développement de technologies pour surmonter ces contraintes, la productivité  reste encore faible parce qu’elles ne sont pas mises à l’échelle même si des efforts ont été faits dans ce sens.

A travers le Programme « Technologies pour la Transformation de l’Agriculture en l’Afrique (TAAT) » et son Compact Sorgho et Mil, la Banque Africaine de Développement va contribuer à augmenter significativement, la productivité agricole grâce à un déploiement des technologies de production alimentaire éprouvées à des dizaines de millions d’agriculteurs Africains.

Le compact Sorgho et Mil sera mis en œuvre par des efforts des Centres du Groupe Consultatif pour la recherche agricole internationale, des Systèmes nationaux de recherche et de vulgarisation, les organisations sous régionales afin d’atteindre 40 à 50 % des agriculteurs Africains avec des technologies de production agricoles les plus pertinentes d’ici 2025. 

L’atelier de deux jours réunit à Bamako, les acteurs clés des domaines majeurs dont la recherche, la vulgarisation, la production de semences, les partenaires au développement (Projet/ONG), la transformation et les fournisseurs d’intrants agricoles.

D. Diama

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