Pour promouvoir le Shou Bo, art martial chinois, la Fédération malienne de Shou Bo a organisé du 31 juillet au 29 septembre 2019, la première édition de Shou Bo vacances. Objectif : lutter contre la déperdition des enfants, promouvoir la non-violence et cultiver un esprit de tolérance.

Une cinquantaine d’enfants, dont 20 filles, ont participé à cette première édition. Durant deux mois, ils ont été initiés au Shou Bo, à ses différentes techniques, mais surtout à sa philosophie. Heureux, le président de la Fédération malienne de Shou Bo, Dramane Sangaré, a salué le courage des bénéficiaires et l’engagement des enseignants. Il explique que cette initiative s’inscrit dans le cadre de l’exécution du programme d’activité 2019-2020 de la fédération. “Nous avions pour objectif de lutter contre la déperdition des enfants en période des vacances, de cultiver un esprit de tolérance, d’altruisme et surtout d’équipe chez les participants. Je suis fier de constater que nos objectifs ont été atteints”, s’est réjoui Me Sangaré. Aussi, précise-t-il, la direction technique de la fédération a pu détecter de jeunes talents qui viendront renforcer l’équipe nationale.

Parrainé par l’ancien ministre commissaire à la sécurité alimentaire, Oumar Ibrahim Touré, président du parti APR, la première édition a été clôturée samedi dernier. A cette occasion, les enfants bénéficiaires du programme ont exhibé quelques techniques. Une remise d’attestation et de fournitures scolaires a marqué l’évènement.

Shou Bo : vaincre l’ennemi avec élégance

Le Shou bo signifie littéralement combat à mains nues, autrement, Shou : main et Bo : combat. C’est une discipline a commencé vers le IIIe siècle avant J.C. sous la dynastie Qin (221-206 avant J.C.). Elle a évolué et veut aujourd’hui devenir une discipline olympique.

L’objectif du Shou Bo moderne est triple. Le premier est de proposer la pratique régulière d’une activité physique, sanitaire et éducative qui puise ses racines dans la culture chinoise et spécifiquement adaptée au profil de chaque pratiquant. Le second est d’offrir un enseignement conjoint de techniques de percussion et de préhension, satisfaisant ainsi à un large panel de compétence en auto-défense, mais sans excès inutile de développement destructif du tiers opposant. Et le troisième, plus orienté vers le domaine sportif, est de proposer, au public (souvent jeune) attiré par le cadre compétitif, une discipline chinoise de combat qui s’appuie sur les fondamentaux traditionnels.

S.I.K.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Votre commentaires s'il vous plaît
Votre Nom s'il vous plaît