Contrairement aux années précédentes, la fête ne se fait pas trop sentir à Bamako. Selon Ali Toungara, sociologue, cela est en partie dû au contexte sécuritaire que traverse le Mali.

Aïd El Adha (fête du sacrifice) ou encore Aïd el Kébir (grande fête) sont des appellations qui font référence à la fête de tabaski. C’est la fête la plus importante en islam. Elle est appelée Tabaski dans les pays de l’Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale, ayant une importante communauté musulmane.

Selon le sociologue, Ali Toungara, au-delà de sa dimension religieuse, elle est célébrée par un nombre important de confession religieuse. Même certains villages de confession chrétienne ou traditionnelle sont également intéressés par cette fête. C’est un moment de retrouvailles, d’échanges, de partage entre toute la communauté. C’est la fête la plus célébrée du point de vue festivité, chez les musulmans.

Contrairement aux autres années, il y a peu d’engouement dans la capitale malienne, constate M. Toungara. Selon lui, cela ne peut être dû qu’au contexte sécuritaire que traverse le Mali. « Le contexte n’est pas que sécuritaire. Qui parle d’insécurité parle aussi d’un manque de ressources et aussi des difficultés auxquelles sont confrontées beaucoup de familles. Comme l’accès à l’eau, aux denrées de première nécessité, à la couverture sanitaire, etc. « , explique-t-il.

Du point de vue du sociologue, à ces difficultés s’ajoute aussi l’hivernage. « C’est pourquoi, il n’y a pas un regain d’intérêt vis-à-vis de cette fête qui pointe à l’horizon », précise-t-il.

Et de conseiller : « que chacun fête avec le peu qu’il a. Restons dans l’utilité de l’immolation au lieu de s’endetter. Que Chacun s’interroge sur l’esprit de la fête, c’est l’unique manière d’éviter de succomber aux charmes de l’apparent ».

Oumou Fofana

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