À la veille des fêtes, les banques sont engorgées par les clients. Un phénomène lié aux dépenses de la fête. Amara Abdel Karim Diarra, directeur de l’agence centrale de le Banque nationale de développement agricole (BNDA) explique ici les dispositions prises par sa banque.

Mali Tribune : Qu’est ce qui fait qu’il y a une forte affluence aux guichets avant et pendant les fêtes ?

Amara Abdel Karim Diarra : C’est lié à plusieurs phénomènes, mais principalement à la forte demande de la clientèle la veille de la fête. Parce que les gens ont besoin de liquide pour faire face aux dépenses de la fête. Et il faut aussi noter que les salaires sont faits quelques jours avant la fête, ce qui explique que les gens ont besoin d’accéder à leurs fonds pour les derniers réglages avant la fête.

Mali Tribune : Qu’est ce qui provoque souvent les blocages ?

A. K. D. : A mon avis, il n’y a pas de blocage. Comme je l’ai dit, c’est la forte affluence qui provoque tout. Mais, quand cela intervient les banques prennent des dispositions parce que les jours ordinaires on ne remarque pas de telle affluence. C’est pourquoi les veilles des fêtes, les besoins sont énormes pour faire face aux dépenses de la fête. Et les demandes explosent (retrait, crédit et autres produits de la banque).

Mali Tribune : Quelles sont les mesures que vous avez prises pour faciliter les opérations ? 

A. K. D. : Les mesures prises sont de plusieurs ordres. Pour les opérations de caisse (retrait au guichet), les équipes ont été renforcées, notamment les nombres de caisse de retrait et même des versements au niveau de ces équipes. Il y a aussi une surveillance plus accrue des guichets automatiques qui sont à la disposition de la clientèle pour faciliter les opérations jour et nuit même en dehors des heures de services. Et un approvisionnement régulier des guichets automatiques de billets (les GAB) et surveillance. Pour les opérations de crédit, on a aussi des équipes dédiées pour les prêts évènementiels.

Mali Tribune : Les prêts évènementiels sont-ils disponibles ? Si oui, les coûts ?

A.K.D : On a commencé à faire les prêts évènementiels deux mois avant la fête. Le plafond c’est 800 000 F CFA. Ces prêts varient de 50 000 à 800 000 F CFA.

Mali Tribune : Quel conseil donnez-vous à vos clients pour mieux faciliter les opérations ?

A. K. D. : Nous demandons à nos clients d’être patients, parce qu’à l’approche des fêtes, les demandes explosent avec le retard que prennent les clients pour effectuer leurs opérations, ce qui provoque l’engorgement dans les banques et aux guichets automatiques. Donc, une opération qui se traite en 2 minutes prendra 4 minutes ou un peu plus, donc on leur demande d’être patients et de s’y prendre tôt. Beaucoup de gens attendent la dernière minute pour venir, cela crée forcement la tension, la pression et le stress.

Propos recueillis par

Sira Diarra

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