L’Aïd El Kabîr, fête de tabaski approche sera célébrée le dimanche prochain dans notre pays. Sur les grands marchés à moutons de Bamako, les prix varient entre 60 000 à 300 000 F CFA, souvent plus. Les acheteurs, tout comme les vendeurs de bétails, expriment leurs inquiétudes.

La star du moment, le mouton, se fait désirer à Bamako et alentours à quelques jours de la fête de Tabaski. Le marché de bétail de Bamako n’est pas aussi dense que les autres années. Au marché de mouton de Sabalibougou, les moutons de cette année sont un peu plus chers comparativement aux années précédentes.

Selon Habibou Denon, président des syndicats de ce marché, cela est due à l’insécurité au centre du pays. « Nos moutons viennent de Koro, Douentza et de Nioro du Sahel. Aussi, le tarif des douaniers et du transport est élevé », explique-t-il.

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Ces arguments sont partagés par les éleveurs de Kati-drale. Ici, Moussa Sangaré, vendeur, ajoute les difficultés du transport. « Nos moutons viennent de Nara et de la Mauritanie. L’état de la route est très chaotique alors qu’on paye 1 000 F CFA pour chaque mouton aux douaniers. L’insécurité dans les marchés nous fatigue aussi. Il y a chaque fois des cas de vol. Nous passons des nuits blanches pour monter la garde dans les marchés », déplore le commençant.

Malgré ses difficultés, certains vendeurs se frottent les mains. Mouctar Goro, marié et père de quatre enfants, vient d’un village dogon. Le vendeur de mouton amène ses béliers depuis 8 ans au « Garbal » de Faladjé. Il affirme avoir payé près de 5 000 F CFA comme frais de dédouanement de son village à Bamako. « C’est pourquoi le prix de mes béliers varie de 60 000 F CFA à 300 000 F CFA, cela selon la taille et le poids ».

À Nèrèkoro (Kalaban Sanga), les prix des moutons à la veille de Tabaski sont un peu moins chers par rapport au marché de Faladjè.

Dans le parc animalier d’Ousmane Coulibaly, originaire de Koutiala, les moutons sont cédés à partir de 60 000 F CFA. Les plus gros sont vendus à 200 000 F CFA.

L’achat du traditionnel mouton de sacrifice demeure la grande préoccupation pour les chefs de famille lors de la fête Tabaski. Une période où les moutons sont sollicités et vendus très chers.

« C’est la pire des fêtes que je n’ai jamais vécue. Tout est cher cette année », se plaint Daouda Sylla, un client du marché de Niamakoro. Chef de famille, M. Sylla exprime, avec regret, son mécontentement face à la flambée du prix du mouton. « Les moutons de 60 000F F CFA de l’année dernière sont cédés cette année à 85 000 F CFA », déplore-t-il.

Hamady Sow

(stagiaire)

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