La cherté de la vie à l’approche des fêtes est due à la forte demande, selon Souleymane Ouonogo, enseignant chercheur à la Fseg. Pour soutenir les ménages, il estime que l’Etat doit réguler le marché afin de permettre aux pauvres de s’acheter des moutons.

L’enseignant chercheur à la Faculté des sciences économiques et gestion de Bamako (Fseg), Souleymane Ouonogo, évoque deux aspects concernant l’économie de la fête : micro économique et macro-économique.

Concernant le premier, il constate un changement de comportement chez les individus pendant la fête. « Tout le monde court vers les habits et tout ce qui est nécessaire pour la célébration de la fête. C’est ce qui améliore aussi le bien-être. Au-delà, il y a un aspect aussi qui se cache. L’incivisme de certains citoyens. Les gens sont pressés et on veut tout résoudre en même temps. Ce qui amène des événements malheureux comme des accidents de circulation. Ce sont des côtés sombres des festivités », analyse l’expert.

Pour l’enseignant chercheur, sur le plan macro-économique, la période de la fête entraine une augmentation de la consommation, ce qui est un aspect important pour l’activité économique. « Selon la loi de l’offre et de la demande, quand la demande d’un bien augmente, son prix augmente. C’est ce qui explique la cherté de la vie à l’approche des fêtes sur les prix des moutons et les autres articles de la fête. Cela affecte en même temps le pouvoir d’achat. Donc, c’est normal que les chefs de famille se plaignent », dit-il. Pour éviter toute augmentation de prix, Souleymane Ouonogo,estime que l’Etat devrait intervenir dans la structuration et l’organisation du marché afin de permettre aux pauvres d’accéder aux moutons et autres articles de fête.

Oumar Sanogo

(stagiaire)

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