La commission nationale de lutte contre la fraude et les pratiques de concurrence déloyale a tenu, le jeudi 8 novembre, une réunion au département du Commerce et de la Concurrence. L’objectif de cette réunion était de renforcer la synergie d’action entre les structures en charge de la lutte contre la fraude et les pratiques de concurrence déloyale. La cérémonie d’ouverture était présidée par le ministre du Commerce et de la Concurrence, Alhassane Ag Hamed Moussa.

Le marché malien est inondé de produits de la fraude et de la contrebande. Ces produits font perdre des milliards de FCFA, chaque année, à l’Etat et aux commerçants du Mali. La lutte contre la fraude et la concurrence déloyale demande des efforts humain, matériel et financier aux services techniques chargés de la constatation et de la sanction des infractions relatives à la fraude.

Pour soutenir ces services dans leur mission d’assainissement du marché et l’instauration d’une concurrence loyale, le gouvernement a mis en place le comité interministériel d’orientation et de suivi des actions de lutte contre la fraude et les pratiques de concurrence déloyale. Ce comité est appuyé par la commission nationale de lutte contre la fraude et les pratiques de concurrence déloyale.

Afin de renforcer la synergie d’action entre les structures en charge de la lutte contre la fraude, la commission nationale de lutte contre la fraude et les pratiques de concurrence déloyale s’est réunie le jeudi 8 novembre 2018.

La rencontre a permis de faire l’état de la mise en œuvre des dernières recommandations de la commission, d’évaluer les indices de fraude et de concurrence déloyale dans le secteur du sucre et  de faire des  propositions d’actions en vue de l’élaboration d’un nouveau programme d’activités au titre de l’année 2019.

Le ministre du Commerce et de la Concurrence, Alhassane AG Hamed Moussa, a insisté sur la nécessité du renforcement des moyens d’intervention des structures pour bien lutter contre la fraude et les pratiques de concurrence déloyale. «Il convient de renforcer les moyens d’intervention et de rendre opérationnelle l’interconnexion entre la direction générale du commerce, de la consommation et de la concurrence et la direction afin de permettre la conciliation entre les intentions d’importation et les déclarations en douane», a-t-il indiqué.

Selon lui, cette conciliation constitue une approche efficace de lutte contre la fraude dite intellectuelle ou documentaire dont les effets sont dévastateurs sur les recettes fiscales d’une part et sur la compétitivité de nos entreprises d’autre part. Il a également rassuré la direction générale du commerce, de la consommation et de la concurrence de l’accompagnement de son département dans ses efforts de modernisation des infrastructures.

 Abdrahamane Diamouténé

Le Débat du 12 novembre 2018

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