Le CICB a servi de cadre ce jeudi, à l’atelier  de validation du document de politique de réparation proposée par la CVJR. La rencontre a été présidée par le Secrétaire général du ministère de la Cohésion sociale de la Paix et de la Réconciliation nationale, Attaher Iknane,  en présence des partenaires techniques financiers.

La politique nationale de réparation vise  à restaurer la dignité des victimes par une réparation adéquate des préjudices subis en accordant une attention particulière aux femmes et aux enfants ainsi qu’aux autres personnes en situation de vulnérabilité. Elle ambitionne  trois objectifs spécifiques qui sont entre autres : identifier les victimes devant bénéficier de la réparation, déterminer  et évaluer les préjudices subis donnant lieu à réparation, déterminer les formes de réparations appropriées. 

Les acteurs estiment qu’avec l’adoption de cette politique de réparation, les pouvoirs publics et le peuple malien consolideront les fondements de l’Etat de droit qui, selon eux,  constitue un défi important à relever. Ainsi, dans cette rencontre, il s’agissait  pour les participants,  d’élaborer un cadre de référence et d’intervention de l’Etat en la matière.

Il faut signaler que cet exercice est le fruit d’une réflexion approfondie, amorcée depuis janvier 2018, fondée sur les textes nationaux et internationaux, les leçons tirées des expériences nationales de réparation par voie administrative, les résultats des consultations sur toute l’étendue du territoire des victimes toutes catégories confondues, du dialogue avec les acteurs étatiques, les collectivités et les organisations de la société civile dans une approche itérative.

« Nous croyons fermement que, au Mali comme ailleurs, la construction d’une paix durable à la suite  d’un conflit  ne peut se faire sans une réconciliation véritable, qui englobe la justice pour les victimes. Cela inclut le droit aux réparations pour toutes les victimes de violations des droits humains, sans  discrimination« , explique, Stefanie Bergeron, conseiller politique à l’ambassade du Canada au Mali.

Pour sa part, le secrétaire général du ministère de la Cohésion sociale de la Paix et de la Réconciliation nationale a fait savoir que,  le peuple malien et son gouvernement sont décidés en mettant cette politique en place à n’épargner aucun effort moral et matériel pour que les familles et leurs ayants droits continuent de faire l’objet de leur considération, d’un soutien constant et multiforme à la mesure des sacrifices consentis. Et de remercier les partenaires pour leur accompagnement.

La  Commission Vérité Justice et Réconciliation (CVJR)  a été créée avec comme mandat, entre autres, d’établir la vérité sur les violations graves des droits de l’homme et les atteintes aux biens culturels, en situer les responsabilités, proposer des mesures de réparation ou de restauration et faire des recommandations dans le domaine de la prévention des conflits.

Ibrahima Ndiaye

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