Les fêtes de fin d’année vont se passer dans un contexte très particulier au Mali, marqué par des événements  qui  ne militent pas pour l’ambiance et les réjouissances.

Beaucoup de familles ont été endeuillées tant du côté des forces de l’ordre que celui des populations civiles du Nord et du centre. Beaucoup d’observateurs ont été indignés de constater que Bamako baigne dans cette ambiance qui ne doit être celle d’un pays en guerre. Le même constat a été fait par le ministre de la Défense face aux députés à l’Assemblée nationale.

Les fêtes de fin d’année doivent être placées sous le signe de la méditation et de la solidarité agissante. Pour certains, ce ne serait pas une mauvaise chose. Par exemple de verser une part sensible des retombées financières des spectacles organisés aux familles des soldats morts au combat, mais aussi à celles déplacées à Bamako et dans les grandes villes, familles qui vivent dans une grande précarité malgré les gestes de solidarité qui ne couvrent pas leurs besoins.

Il faut reconnaitre que l’actualité est très stressante et que la crise économique frappe à tous les étages.

La pauvreté et la précarité touchent la frange sensible des « fêtards » que sont les jeunes. C’est pourquoi, depuis bientôt trois ans, il y a plus de bruits que de fêtes. Les crépitements de pétards au sud ne riment pas avec les crépitements des armes au Centre et au Nord. La joie et la tristesse ne doivent pas être des situations à géométrie variable dans le même pays où le besoin de communion se fait sentir de jour en jour.

Interdire une occasion festive en fin d’année peut être considérée comme une attitude liberticide, mais il est des situations où entre la liberté et la morale, il faut choisir la morale.

Le Mali vit cette situation

Dr. Moussa Coulibaly, sociologue FSHSE

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