Selon la cheffe de la Cellule de suivi de la Politique nationale de la migration (Ponam), Mme Sidibé Mahawa Haïdara, la Ponam analyse la migration sous toutes ses composantes et assigne des objectifs, des actions pertinentes pour positiver le phénomène en améliorant ses effets et impacts favorables et en réduisant ses aspects négatifs.

Le Focus : Qu’est-ce que la Ponam ?
Sidibé Mahawa Haïdara
: La Ponam, c’est la Politique nationale de migration au Mali. C’est pour gérer les questions migratoires que le gouvernement a adapté ce document qui est maintenant un cadre de référence en matière de migration. Ce document a été adopté en conseil des ministres le 3 septembre 2014. Il analyse la migration sous toutes ses composantes et assigne des objectifs, des actions pertinentes pour positiver le phénomène en améliorant ses effets et impacts favorables et en réduisant ses aspects négatifs. Il comporte huit axes. Tous ces axes parlent un peu de la question migratoire depuis la protection et la sécurisation des migrants aux conditions d’entrée de séjour et d’établissement au Mali. Ça passe par l’insertion et la réinsertion également des migrants non seulement des candidats potentiels pour la migration, mais aussi des migrants de retour au Mali. Le document parle de la valorisation de la compétence de la diaspora également et les rapports entre le gouvernement et les associations de migrants et la société civile. Aussi, dans la Ponam il y a des informations comme : comment on doit faire la migration ? Elle indique les voies et moyens pour se protéger de toutes les tracasseries des routes irrégulières.

Le Focus : Quel est son coût ?
S. M. H.
: C’est un ambitieux projet de 120 milliards F CFA qui s’articule autour de deux volets essentiels : la gestion des migrations dans le cadre des normes internationales et la volonté de mettre en lien la migration et le développement. Il s’agit alors de mettre en œuvre tout un ensemble de mécanismes pour favoriser l’investissement de la diaspora et organiser la migration légale. L’adoption de cette politique traduit l’engagement du président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita d’intégrer la migration irrégulière dans ses priorités.

Le Focus : Avec l’ouverture d’un Centre à Zégoua, quel est votre message ?
S. M. H.
: La migration n’est pas une mauvaise chose en soi. Il faudra la faire dans les conditions normales, surtout le respect des règles, des conditions et des principes non seulement à l’intérieur du pays mais également à l’extérieur. Quand vous devez quitter le pays, il faut vraiment être sûr d’être dans toutes les conditions possibles. Les règles, c’est avoir un document de voyage déjà et vraiment être en règle vis-à-vis des autorités au niveau des frontières.
Enfin, il faut respecter les principes du Mali, des pays d’accueils pour mettre en valeur le drapeau du Mali dans le monde parce que quand un Malien est fautif de quoi ce soit, c’est le Mali qu’on voit en première position. Donc, je demande à mes compatriotes, à mes frères et sœurs de vraiment respecter tout ce qu’on leur dit, pas à la lettre mais il faut quand même respecter les règles de voyage parce que c’est obligatoire. Les frontières sont faites pour circuler dans les conditions normales.


Propos recueillis par Sory
Le Focus du 11 février 2019

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