En ce mois d’août, sont enregistrés de nombreux cas  d’inondations ayant  fait d’énormes dégâts matériels et des blessés au nord du Mali. Et si la construction de façon  anarchique des habitations y est unanimement mise en cause,  les autorités  sont surtout  accusées par les populations de n’avoir pris aucune initiative pour palier à cette situation commune à toutes les saisons pluviales dans la partie septentrionale du pays.

Le 11 Août dernier, à Aguel’Hoc dans la région de Kidal, les eaux envahissaient plus d’une quarantaine de jardins maraîchers transportant avec elles plus de 300 têtes de bétail. Trois  oueds, a-t-on appris, encerclant cette localité avaient débordé à la suite d’une pluie de longues heures. On y parle également de 2 blessés.

Ce fut le même cas d’inondations  à Goundam le 17 Août, cette fois-ci dans la région de Tombouctou. Le 18 Août de nombreuses concessions s’écroulaient sous les eaux à Diré (toujours dans la région de Tombouctou)  où les populations ont fait recours à des pirogues pour extraire les derniers  matériels des décombres.  Pendant ces temps les villes de Tombouctou et Gao ont connu  de légers cas d’inondation sans faire autant de dégâts !

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« Dans beaucoup de localités urbaines au nord, il y  a manque des canaux de drainage des eaux de pluies. Et es autorités n’ont pris aucune initiative car on pense  que la saison pluvieuse ne dure pas », nous confie cet habitant  de Goundam !  A ses dires, le nord du Mali est souvent habitué à la mauvaise pluviométrie, mais, dit-il, la négligence de certaines autorités résulte  du constat relatif aux inondations:  » Il faut impérativement que les autorités  revoient la situation et l’adapter aux réalités notamment aux effets du changement climatique. Il faudrait anticiper souvent, notamment en ce qui  concerne la construction anarchique des maisons »

Djibril  Samaké

La Sirène du jeudi 23 Août 2018   

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