Désigné par ses collègues pour défendre leurs intérêts au sein du comité syndical de leur structure hospitalière, CHU-GT, il tourne casque en devenant un démobilisateur invétéré, perturbateur du bon climat de travail. Du coup, il devient un danger pour son propre service employeur.

Concurrence éhontée, « alimentarisme » hors norme, syndicalisme politique sont, entre autres, traits caractéristiques de celui que nous vous présentons dans cette tribune.  Beaucoup d’entre vous le connaissez déjà. Oui, pour être homme de caste, (Noumou : forgeron) permanemment présent sur les réseaux sociaux en train de critiquer ou de blasphémer d’honnêtes gens dans un  humour de mauvais goût qui tranchant avec la satire. Il s’agit de ce porte-parole d’une association qui dit œuvrer pour la cause des personnes démunies ou en détresse sanitaire. Mais, ce que vous ne savez pas, c’est que derrière tous ces épithètes, se cache le vrai visage de l’homme qui dit en humour ce qui est véritablement son défaut dans la vie réelle : le Nafiguiya (la calomnie). Son dessein inavoué: se bâtir une notoriété publique au détriment des insuffisances de son service employeur : le CHU Gabriel Touré. 

Pour sa position centrale dans la ville de Bamako, cet hôpital est le plus sollicité de la capitale. Les défis récurrents dudit établissement hospitalier demeurent l’amélioration du plateau technique, sa dotation en personnel qualifié. Plusieurs ministres de la santé et directeurs généraux d’hôpital se sont succédés sans pouvoir résoudre ces équations. Pendant ce temps, la démographie ne cesse de s’accroître à Bamako et ses périphéries. Conséquence : l’hôpital suffoque et la qualité des soins en pâtît.

Comment sortir Gabriel Touré de ce bourbier inextricable ?

La quête de la réponse à ces questionnements justifie tout le réaménagement (réforme) nécessaire entrepris dans le secteur de la santé. Ainsi, pour que cet hôpital respire, il faudra mettre à un niveau plus élevé les structures sanitaires qui lui envoient (réfèrent) en longueur de journée les malades. La transformation des six Centres de santé de référence (Cs-Réf) de Bamako en hôpitaux de deuxième référence est un bon palliatif. Pendant ce temps, de nouveaux Centre de santé communautaire (Cscom) de Bamako seront érigés en Cs-Réf (Banconi, Yirimadio etc…).  Au même moment, tous les hôpitaux de Bamako recevront des équipements leur permettant de mieux se spécialiser dans un domaine médical donné. Ce diagnostic profond et sans complaisance posé par le ministre de la Santé et de l’Hygiène Publique du Mali dans un document dit de réforme a déjà convaincu les partenaires techniques et financiers qui ont pris d’énormes engagements en faveur de la modernisation de notre système de santé. Le président de la République et son Premier ministre sont entièrement favorables à cette réforme après que l’ensemble des sensibilités sociales ait donné leur quitus.

CHU-GT plongé déjà dans la réforme

Déjà, dans le cadre de la Reforme, le bâtiment abritant le laboratoire du CHU Gabriel Touré a  été rénové et équipé de matériels ultramodernes grâce à l’appui du Croissant rouge des Émirats Arabes Unis. Début de l’espoir au sein du personnel de l’hôpital.

Cap sur les services des urgences et de la pédiatrie.

Selon nos informations, confirmées par le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, les travaux de rénovation et d’extension du service des urgences de Gabriel Touré devraient être lancés le mardi dernier. Ces travaux seront menés en même temps que ceux de la pédiatrie.

Il y a de cela quelques mois, ce service a reçu une importante quantité de respirateurs pour sauver la vie de nouveau-nés présentant des détresses respiratoires. Ceci serait l’œuvre de l’actuel ministre de la santé et de l’Hygiène du Mali. Avec ses 100 000 dollars issus du prix Roux pour ses efforts contre  la mortalité maternelle et infantile, Samba Sow, aurait décidé de doter la maternité de Gabriel Touré ainsi que d’autres structures de santé  de respirateurs ultramodernes. 

Autant dire que les efforts sont en cours pour remettre l’hôpital sur pieds. A preuve, le nouveau directeur qui vient d’être nommé à la tête de la structure à un mandat clair : veiller à la bonne dynamique de modernisation de cet hôpital important à Bamako. Il est l’un des plus jeunes directeurs de l’histoire de cet hôpital. Ayant une connaissance avérée en la matière, Mounirou Baby, aura la lourde charge de veiller au bon entretien des équipements qui, selon des constats, font l’objet d’une utilisation abusive de la part de leurs utilisateurs. Selon certaines indiscrétions, des agents de l’hôpital sont parfois soupçonnés de pannes provoquées sur le scanner, sur des appareils de radiographie et autres matériels de labo pour trouver le prétexte d’envoyer les malades à des laboratoires où ils sont actionnaires ou bénéficiaires de ristournes ou de pourcentages.

Est ce que le syndicaliste agité de Gabriel Touré est au courant de cela ? Si oui quel a été jusque-là son combat contre ces genres de pratiques? Combien de patients entrent et sortent de l’hôpital sans être enregistrés dans aucun registre, est-ce que c’est le devoir pour le ministre de descendre de son bureau pour venir régler tous ces dysfonctionnements qui révèlent plutôt  d’un problème de management et de gestion qui engage en partie le personnel y compris le syndicat? Je dis que non ! Il revient à chaque hôpital, conformément à la loi hospitalière, de s’organiser pour un meilleur fonctionnement vu qu’ils sont dotés d’une autonomie de gestion. 

A la date d’aujourd’hui,  Gabriel Touré est au cœur de la Reforme du parc hospitalier. Les décideurs semblent avoir vu juste de l’adapter aux exigences de l’heure en transformant en hôpital d’urgence.  Toutes les difficultés ne sont pas d’ordre financier ni forcément lié au matériel. Le choix d’un homme de poigne à la tête de cet hôpital était une impérieuse nécessité. Il reste à savoir si les sirènes du pessimiste collaborateur le laissera-t-il travailler.

 Il faut un changement de comportement des uns et des autres. Et chacun a une partition à jouer dans cette sphère.

En tout cas, moi à la place du syndicaliste agité, je me battrai pour gagner le pari de la transparence et de l’engagement collectif dans le travail. J’utiliserai le temps que je mets sur les réseaux à coucher sur papier mes suggestions à l’attention du nouveau patron. J’éviterai de présenter mon service comme un démon, non plus comme un conglomérat de bâtiments hantés, encore moins comme un sanctuaire de mauvaises pratiques. A sa place, je remplacerai la langue de dénigrement par l’encre indélébile de la restructuration pour le renouveau, tel que je le sens.

À défaut, tout le reste est dévastateur.

A bon entendeur salut

Contribution  Soungalo Bamba, malien résident en France

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