Pour doter le Mali d’un système électoral plus transparent et facile à contrôler, la Commission électorale nationale indépendante (Céni) propose un texte de modification de la loi électorale. Cette modification porte essentiellement sur le renforcement de son propre contrôle sur l’ensemble du système électoral au Mali. 

Aujourd’hui au Mali les acteurs politiques, la société civile et le gouvernement ont engagé des réflexions pour la refonte des textes en matière électorale pour parvenir à organiser des élections inclusives, transparentes, crédibles et apaisées. A travers la tenue de deux jours de validation des propositions de réformes électorale, débutée hier jeudi janvier 2021, la Céni entend apporter sa pierre à la construction de l’édifice.

Elle a préparé un texte portant création d’un organe unique de gestion au Mali qui vise à donner un contenu de supervision et de suivi en allant même au contrôle de tout le processus électoral. Il s’agit du renforcement institutionnel de la Céni, de ses pouvoirs afin qu’elle puisse exercer un vrai contrôle sur l’ensemble du processus. 

« Ce n’est pas pour le confort de la Céni, mais pour le confort de l’électeur afin que son vote ne soit pas détourné dans un sens ou un autre », explique son le président de la Céni, Amadou Bah.

Il faut rappeler qu’au sortir de l’élection présidentielle de 2018, la Céni avait pris connaissance de diverses réflexions issues des groupements de partis politiques, de la société civile et des rapports des observateurs internationaux. C’est ainsi qu’elle a procédé à une évaluation du processus et de sa participation dans ce processus. Elle a mis en place, depuis 2019, un cadre de réflexion en son sein et a fait des propositions de modification pour le renforcement de l’intégrité de la transparence et la confiance dans le système électoral au Mali pour éviter des élections « contestées » susceptible de fragiliser la démocratie et d’embrasser le pays. 

A en croire le président Amadou Bah, le Mali ressemble un peu dans ce type d’organe de gestion d’élection au Sénégal où il y a la Céna. Ce qui a amené la Céni à initier des rencontres d’échanges et de partage d’expérience avec les autorités sénégalaises. « Cela nous a permis de monter un texte qu’on a appelé modification de la loi électorale et cette modification porte sur le renforcement du contrôle de la Céni sur l’ensemble du système », dit-il. L’objectif, selon M. Bah, est de renforcer la confiance dans le système et renforcer l’intégrité du vote en République du Mali. « Les scrutins véritablement exprimés doivent parvenir à ce qu’on élise des autorités légalement élues et investies. Des autorités qui ne seront jamais contestées », précise-t-il.

Ces deux jours verront la validation des propositions de modification de la loi électorale n°014-2018 et la validation de la proposition de textes portant création d’un organe unique de gestion des élections. 

Ibrahima Ndiaye 

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