Des cadres de l’Union pour la République et la Démocratie (URD) ont lancé une pétition pour convoquer un congrès extraordinaire du parti. Objectif : renouveler les instances du parti. Si d’autres sont pour, quelques membres du Comité exécutif ne veulent pas de ce congrès, selon nos informations. 

A l’approche de la présidentielle, il y a une guerre fratricide au sein du parti de Feu Soumaïla Cissé. Ils sont en tout 9 candidats qui cherchent à être le porte-étendard du parti de l’URD. Parmi ceux-ci, il y a 3 grands favoris à se partager les voix. Il s’agit de Dr Boubou Cissé, Me Demba Diallo et Mamadou Igor Diarra. 

Cette pétition, selon des indiscrétions, serait une initiative des partisans du clan Cissé dans le but de faire remplacer le Pr Salikou Sanogo, actuel président du parti. Ce dernier dérangerait, selon d’autres et serait manipulé pour certains. 

Pour que le congrès soit convoqué, selon les textes du parti, la pétition doit être signée par les 2/3 des membres du bureau national. La pétition a été lancée depuis un certain moment et le quorum des 2/3 serait déjà atteint. Chose qui a été démentie par une autre source.

Aux dires d’un membre du bureau national des jeunes, tendance Boubou, le congrès extraordinaire est convoqué dans le but de remplacer Salikou Sanogo par Gagnon Coulibaly, secrétaire général de la section de Kati, vice-président du parti. Cette source révèle que le quorum est atteint et que le comité exécutif se réunira bientôt pour convoquer le congrès extraordinaire.

« Cette pétition est une mesquinerie », qualifie un partisan de Me Demba Traoré. La pétition a déjà été déboutée à la conférence nationale, insiste-t-il. « Ce qui nous préoccupe à l’URD aujourd’hui, c’est l’avenir de notre pays », ajoute notre source. « Les réformes du pays étaient l’une des préoccupations de notre camarade Feu Soumaïla Cissé. Nous devons honorer sa mémoire. Les Assises nationales sont une occasion », précise-t-elle.

Un soutien à Mamadou Igor Diarra estime que la pétition est légale et statutaire. Il recommande que les postes vacants soient remplacés. « Il faut accepter que les règles démocratiques régissent le parti sinon c’est l’existence même du parti qui est menacée », conseil notre interlocuteur.

Koureichy Cissé 

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